Jeudi 25 juin 2009

Le gouvernement laisse à penser ce jour que le nombre de chômeurs supplémentaires ne sera que de 30 000 au mois de mai. Est-ce une bonne nouvelle ? Quelle responsabilité de la politique suivie par la France dans ce chiffre ?
Face à la crise, un pays comme la France n'a-t-il qu'à subir ou peut-il avoir une action sur la situation économique actuelle ?

Pour tous ceux qui se rassure sur la qualité de la politique suivie par le gouvernement français en pensant que la crise est responsable de tout, je leur suggère de se demander ce qui est responsable de la crise. Quelle est la responsabilité des politiques néolibérales menées depuis 30 ans ?


Sans analyse des raisons de cette crise, nous n'aurons pas de sortie de crise sans TRES grande casse sociale comme ce fut le cas apres la crise de 1929 (montée du nationalisme, seconde guerre mondiale).  Je ne peux que me réjouir du ralentissement de la vague de licenciements mais je ne crois pas que l'on soit en train de sortir de la crise pour autant.

Quelles actions seraient responsable de cette reprise ? Les plans de relance ? L'équilibre de la répartion des richesses qui est clairement un point central de cette crise n'a pas été modifié comme ce fut le cas après la crise de 1929 (même si ce fut insuffisant pour éviter les horreurs des années 40, les règles fixées ensuite à Bretton Woods furent les bases du développement des classes moyennes pendant les 30 glorieuses). Je pense donc que nous vivons essentiellement une fluctuation statistique malheureusement.

Si une analyse originale de la crise et quelques propositions chiffrées et étudiées assez en détails vous intéressent, vous pouvez consulter les sites :


www.nouvellegauche.fr
ou www.nouvelledonne.fr

Un des aspects primordiaux et très peu connu, c'est le lien existant entre la crise actuelle et la mauvaise gestion que nous avons faite des fruits des progrès techniques depuis les années 1960.

Entre 1820 et 1960, la productivité (la richesse produite par heure de travail)  a été multipliée par 2 (cela inclut la révolution industrielle, le fordisme, le taylorisme, l'invention de la vapeur et de l'électricité) alors qu'elle a été multipliée par 5 (cinq !) entre 1960 et aujourd'hui (ordinateur, robotisation, ...). La recherche de la croissance ne suffira pas à donner du travail à tout le monde car pendant ce temps les progrès techniques et d'organisation (fruits des progrès de notre système d'éducation). Depuis 1974, la production industrielle en France a presque doublée et pourtant le chômage de masse s'est développé car la population active a augmenté de 23 % et le nombre de travailleurs (avant la crise) a diminué de 10%.

Sur les mesures techniques du gouvernement, elles sont malheureusement désatreuses (les heures supplémentaires défiscalisées ont détruit 100 000 emplois et creusé les comptes de la sécurité sociale). Travaillez plus (pour gagner plus ou non d'ailleurs peu importe bien que cela soit plutôt le contraire car le chômage met la pression sur les salaires) est juste une erreur historique d'analyse économique. Des mesures peuvent être prises aux niveau français (à très faible coût pour l'état) mais il faut enfin pouvoir les mettre en débat devant les français. Bien évidemment, beaucoup plus peu être fait à l'échelle européenne et je suis très inquiet du résulat des européennes car le parlement est peuplé de gens qui n'ont pas une analyse juste de la crise (notons que la gauche n'a pas encore dépassé ces blocages intellectuelles mais de ce côté là on peut avoir un petit espoir. Du côté de la droite néolibérale, ce sont des indécrotables car la crise plutôt que de servir de révélateur les renforce dans une position idéologique totalement invalidée par les faits... Dire qu'on nous vendait en 2007, les subprimes à la française pour relancer le pays !).

Reconnaissons à Sarkozy qu'il n'est pas un pur idéologue, et la crise est une telle gifle qu'il a une attitude de girouette. Il bouge soit, mais au gré du vent. Quelle cohérence entre son discours devant l'organisation mondiale du travail et les réformes de "libéralisation" de la France qu'il met en oeuvre ? Quelle cohérence entre le travail au sein du g20 et sa politique fiscale ?

Par NouvelleGauche93
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Vendredi 12 juin 2009

Après la claque électorale que vient de prendre le principal parti de gauche français, il est urgent de reconstruire un projet ambitieux et crédible pour répondre à la crise sociale. Pour cela il faut faire le bon diagnostic et proposer des mesures débattues de manières contradictoires pour assoir leur crédibilité. Aidez-nous à mener ce travail et participez à la recontruction de la gauche.

Par NouvelleGauche93
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Samedi 30 mai 2009

Profitez des analyses décapantes de Pierre Larrouturou pendant les élections européennes. Le monde lui a demandé de tenir un blog pendant la campagne des européennes. Enfin quelqu'un qui ne pratique pas la langue de bois. A lire de toute urgence, à bookmarquer, à diffuser et consommer sans modération :

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/

Par NouvelleGauche93
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Vendredi 29 mai 2009

Alors que le PS devrait être montré du doigt pour les difficultés qu'il rencontre à proposer une alternative crédible à nos concitoyens, les médias s'acharnent chaque jour un peu plus à monter en épingle la petite phase de Martine, le commentaire acide de Benoît, la sortie de Bertrand, le bon mot de François, le plan com de Ségolène ou encore l'hésitation de certaines anciennes personnalités du PS devant les offres d'ouverture... Quand ce n'est pas la trahison d'un mammouth qui ne croyant pas au réchauffement climatique ne voit pas que son espèce est déjà condamnée  !

Ce balai médiatique dessert évidemment les intérêts de chacun d'entre nous car, alors que la crise avance et que le modèle libéral montre à tous des limites claires mettant en danger l'organisation de nos sociétés, il est indispensable d'inventer des solutions neuves. Il nous faut sortir rapidement de l'organisation sauvage qui mène le monde aujourd'hui au bénéfice de quelques uns et au détriment de la très grande majorité des hommes et des femmes de tous les pays du monde (sans parler des autres êtres vivants et de notre planète au sens large) .

Alors qu'avec la défaite de l'Allemagne nazie puis la chute de l'URSS, beaucoup avaient eu l'impression que l'idéologie avait été vaincue et que, dorénavant, seule demeurait une vision pragmatique de l'économie, la crise actuelle nous rappelle douloureusement que l'idéologie est massivement à l'oeuvre aujourd'hui : hors du libéralisme point de salut nous dit-on encore dans les médias ! La concurrence libre et non faussée est un paradigme que l'on n'a pas le droit de remettre en cause même si tout démontre son inanité. 

Les partis de gauche eux-mêmes se sont retrouvés désemparés par la victoire par K.O. du modèle anglo-saxon et ont rompus avec l'analyse marxiste de l'économie capitaliste sans en proposer une nouvelle suffisamment pertinente pour saisir la gravité de la crise structurelle majeure qui se préparait et que nous connaissons aujourd'hui. Ce faisant, ils ne proposent pas un cadre de réformes à la hauteur des enjeux actuels.  

Il est donc maintenant indispensable que les responsables politiques de tous bords se mettent au travail pour sortir des poncifs éculés rendus caducs par la crise. Il faut les forcer à sortir de l'idéologie destructrice qui les anime. Certains mènent un travail de fond depuis lontemps pour répondre à cet enjeu, malheureusement ils  ont pour l'instant été écartés du pouvoir par les jeux politiciens. Ce moment de crise intense leur donne une opportunité nouvelle.

Même les médias font le jeu de l'UMP en flingant le PS à vue, les choses commencent à bouger. En particulier, en ce qui concerne la gauche européenne, les élections europénnes de 2009 marquent un tournant historique dans la mesure où pour la première fois dans l'histoire, 27 partis de gauche de l'ensemble des pays de l'union proposent un programme commun (le manifesto) suceptible d'inverser la vapeur et de redonner à l'Europe les moyens de créer les conditions d'une régulation économique et financière dans l'intérêt de tous. 

De son côté, la droite, pétrie de certitudes, en guise de réponse à la crise,  veut accélérer les réformes néolibérales. Ceci constitue une fuite en avant incroyable et doit être sanctionnée par le vote.  

Ne nous faisons pas piéger par le débat orchestré par les médias. Soutenons le programme commun proposé par la gauche européenne. Le 7 juin, votons en connaissance de cause !

Bertrand Laforge

Par NouvelleGauche93
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Samedi 23 mai 2009

Le rapport sur les salaires que Jean-Philippe Cotis a remis hier à Nicolas Sarkozy a suscité un début de débat sur le partage de la richesse entre salariés et actionnaires : le Medef souligne que ce partage est stable depuis une quinzaine d’années.

Les syndicats répondent que :

  1. le niveau des salaires est à un plus bas historique (la part des salaires a baissé de 11 % depuis le point haut atteint en 1982, ce qui est considérable).
  2. cette stabilité globale cache une accélération et une aggravation des inégalités au sein même de la catégorie des « salariés ».

salaires-pib-ofce-2008.1242298452.jpg

 

Une étude de Camille Landais, de l’Ecole d’économie de Paris, montre un accroissement très rapide des inégalités entre salariés :

                              Evolution du salaire moyen entre 1998 et 2005

pour 90 % des salariés du bas de l’échelle

  + 4 %

pour les 1 % les mieux payés

  + 14 %

pour les 0,1 % les mieux payés

  + 29 %

pour les 0,01 % les mieux payés

  + 51 %

 

Au sein des “90 % du bas de l’échelle”, Camille Landais montre que ce qui va aux “50 % du bas de l’échelle” a commencé à diminuer nettement depuis 2001.

En résumé, la part des salaires dans le PIB est stable en France depuis 15 ans mais elle n’a jamais été aussi faible et, au sein même des salariés, on assiste à un accroissement considérable des inégalités : 12 % des salariés sont en dessous du SMIC (à cause de tous les emplois précaires, 1 salarié sur 8 gagne moins que le salaire “minimum”…) mais, en huit ans seulement, le revenu des 0,01 % les mieux payés a augmenté de 51 % !

 

Qu’en est-il au niveau européen ?

Une étude du FMI publiée en 2007 permet de montrer que la part des salaires a baissé de façon régulière depuis le début des années 1980.

part_pib_fmi_2007_b.1242298472.JPG

Le pays dans lequel la part des salaires a le plus baissé ? L’Allemagne.

En obligeant les salariés au chômage à accepter très vite des petits boulots (sous peine de se voir supprimer les allocations chômage), la réforme Hartz 4 a provoqué le basculement de millions d’Allemands dans la classe défavorisée. Certes, les chiffres du chômage ont baissé, mais des millions de salariés gagnent moins de 600 euros par mois. Et maintenant que les exportations ralentissent, l’Allemagne s’enfonce dans une très grave récession.

 

Le pays dans lequel le partage salaires / bénéfices est resté le plus équilibré ?

Probablement, le Danemark, grâce à son système de flexi-sécurité : un salarié qui tombe au chômage peut recevoir 90 % de son salaire pendant 4 ans, du moment qu’il est réellement en recherche d’emplois. Au Danemark, rien n’est fait pour obliger les chômeurs à accepter des petits boulots.

En France, 45 % seulement des chômeurs touchent une indemnité de l’Unedic, qui est, en moyenne, de 57 % du salaire brut. Au Danemark, quasiment tous les chômeurs touchent 90 % de leur ancien salaire. En France, la durée de l’indemnisation est très variable mais, pour beaucoup, elle n’est que de quelques mois (ce qui oblige beaucoup à accepter n’importe quel emploi). Au Danemark, tous ou presque sont assurés de 4 années de sécurité financière du moment qu’ils cherchent effectivement un emploi.

Résultat des courses : il y a trois fois moins de salariés en dessous du seuil de pauvreté au Danemark qu’en France et la part des salaires dans le PIB a moins diminué que chez nous. La sécurité donnée aux chômeurs a profité à tous les salariés.

La courbe du FMI montre aussi l’évolution de la part des salaires au Japon.

Elle a baissé encore plus qu’en Europe. Au Japon, 77 % des personnes au chômage ne touchent aucune indemnité. Du coup, beaucoup sont obligés d’accepter n’importe quel emploi et ceux qui ont un emploi ont tellement peur de perdre leur poste qu’ils ne sont pas en situation de négocier des augmentations de salaires.

Comme les dirigeants allemands, les dirigeants japonais ont tout misé sur une politique de l’offre : améliorer sans cesse la compétitivité pour améliorer les exportations. Cette stratégie, très douloureuse pour des millions de salariés, a fonctionné quelques années, quand la machine à consommer américaine tirait les exportations. Mais maintenant que les Américains, sur-endettés, diminuent leur consommation, l’Allemagne et le Japon voient leur économie s’effondrer (le PIB a baissé de  plus de 12 % au Japon sur les six derniers mois !).

* * * *

De 150.000 à 200.000 personnes sont attendues dans les rues de Madrid, Bruxelles, Prague et Berlin, lors des trois “journées d’action européennes” organisées par la Confédération européenne des syndicats du 14 au 16 mai.

Les syndicats européens demandent un « plan extraordinaire de réduction du temps de travail dans tous les pays d’Europe » et une « vraie sécurité pour les salariés au chômage ». Ils ont raison. Sécuriser les salariés qui tombent au chômage permet de sécuriser l’ensemble des salariés. C’est une question de justice sociale mais aussi d’efficacité économique.

 Il n’y a pas de stabilité économique sans justice sociale. L’Allemagne et le Japon, qui ont oublié cette évidence qu’elles avaient longtemps respectée, sont en train d’en faire les frais.Très lourdement.

 

Pierre LARROUTUROU est économiste.

Il vient de publier “Crise : la solution interdite” (éditions DDB).

Par NouvelleGauche93
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Samedi 23 mai 2009


Il y a déjà 3,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce 800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 !

Hélas, dans la lutte contre le chômage, depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite !

Nous, signataires de cet Appel, nous exigeons du Président de la République la convocation immédiate d’Etats généraux de l’emploi. Ces Etats généraux de l’emploi doivent rassembler tous ceux et celles qui peuvent faire des propositions contre le chômage et la précarité : syndicats, patronats, économistes, mouvements de chômeurs, collectivités, élus issus de toutes les forces politiques du pays, associations…

Pour que les résultats de ces Etats généraux soient à la hauteur des enjeux et ne déçoivent pas les citoyens, il faut que toutes les forces en présence se fixent un objectif mobilisateur et qu’elles acceptent de travailler ensemble aussi longtemps qu’il le faudra pour construire un nouveau Pacte social permettant de diviser par deux le chômage.

> Créer 2 millions d’emplois

Oui, voilà l’objectif : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.

Le 19 février, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté sur le "caractère ponctuel des mesures sociales" annoncées la veille par le Président. "Ce sont des mesures pour 2009. Ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites."

Nous ne pensons pas qu’on pourra sortir de la crise uniquement avec des mesures ponctuelles. Nous pensons au contraire que la crise doit être l’occasion d’un véritable sursaut collectif, l’occasion de construire un nouveau pacte social.

En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d’arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.

De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de "prendre la taureau par les cornes" et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.

Pour atteindre cet objectif, les Etats généraux devront étudier sans tabou ni exclusive toutes les propositions présentes dans le débat public, y compris –notamment- les 7 propositions du collectif Nouvelle Donne.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.

JE SIGNE L'APPEL

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Lundi 2 mars 2009

Par NouvelleGauche93
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Lundi 23 février 2009
Ne laissons pas Sarkozy gagner les Européennes.

Les élections européennes sont dans 4 mois. Aujourd’hui, l’UMP est devant le PS dans tous les sondages.

 

 Intentions de vote aux élections européennes

 

Ifop 1er décembre 2008

Ifop 25 janvier 2009

Ifop 18 février 2009

U.M.P.

22 %

25,5 %

26 %

P.S.

22 %

22,5 %

23 %  

 

Il serait dramatique que l’UMP gagne les Européennes.

Si l’UMP gagnait, Nicolas Sarkozy pourrait se vanter d’avoir reçu un chèque en blanc du peuple pour continuer la même politique. Ce serait dramatique pour le pays (et assez déstabilisant pour le PS).

 Le succès des manifestations du 19 janvier confirme ce que disent tous les sondages : une écrasante majorité des Français désapprouvent la politique de Sarkozy. Mais les propositions du PS ne sont pas suffisantes : 22 % seulement des Français pensent que nous ferions mieux que Sarkozy et Fillon !

 Ne recommençons pas l’erreur de 2007. Parce qu’il y avait 2 millions de citoyens dans la rue pour contester le CPE, certains ont cru qu’il n’était pas utile d’avoir un vrai projet pour les Présidentielles. Nous avons perdu les Présidentielles et laissé le pouvoir à la droite la plus cynique et la plus anti-sociale.

Aux dernières Européennes, en 2004, nous avons fait 29 %. Pourquoi serions-nous condamnés aujourd’hui à ne faire que 22 ou 23 % ? Il serait dramatique que la liste UMP arrive devant la liste PS. Il faut tout faire pour arriver nettement devant l’UMP. Il faut tout faire pour que le 7 juin soit pour Nicolas Sarkozy une défaite cinglante.

 

Il n’est pas trop tard pour réagir.

Il faut gagner les Européennes et faire de ces élections le débouché politique de tous les mouvements sociaux du printemps. Il faut obliger Sarkozy à changer radicalement de politique. Il nous reste presque 4 mois. Il n’est pas trop tard pour améliorer notre projet. Pour que le PS gagne les européennes, il faut construire une vraie réponse à la crise.

 

 

1. Voilà pourquoi, nous, parlementaires et militant(e)s issu(e)s de toutes les tendances du Parti Socialiste, nous demandons à nos dirigeants d’organiser sans tarder des Etats Généraux de l’Emploi : nous devons inviter les syndicats, les patrons, les associations, les mouvements de chômeurs, les économistes, les militants du PS et des autres partis de gauche à travailler ensemble pendant 2 mois avec un objectif ambitieux : créer 2 millions d’emplois, construire un nouveau pacte social pour rééquilibrer franchement le partage salaires / bénéfices. 

 

2. Nous, militant(e)s de toutes les tendances du PS, nous demandons aussi à nos dirigeants d’organiser un grand sommet de la gauche européenne : le Manifesto adopté par les socialistes des 27 états membres en décembre 2008 est salué par tous comme un premier pas historique. Mais il faut aller plus loin et nous réunir à nouveau pour travailler ensemble pendant trois semaines, pour muscler le Manifesto et montrer à tous les citoyens d’Europe que la gauche a des solutions concrètes à la hauteur des enjeux.

Pour lire et signer l’Appel des militants : www.plusloinplusvite.fr

Les premiers signataires : www.plusloinplusvite.fr/signataires

Par NouvelleGauche93
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Jeudi 22 janvier 2009

Vendredi 6 Février 2009

à 20 heures, Espace Renaudie, 30 rue Jules & Martin Lopez, 93300

Aubervilliers – métro ligne 7 ‘Fort d’Aubervilliers’


Les réformes du système de santé

Quelles conséquences pour l’hôpital, les malades, les familles ?

Comment refuser le concept d'hôpital-entreprise ?

Quelles alternatives face aux politiques de santé néolibérales ?


Avec la participation de :

André Grimaldi : Chef du service de diabétologie, Hôpital Pitié Salpêtrière  

Claude Pigement : AP-HP et Polyclinique d'Aubervilliers, Responsable du Parti Socialiste à la Santé 

Christophe Prudhomme : Médecin SAMU 93, Fédération CGT santé et action sociale, Porte-parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France

Dominique Vicenzi :  Cadre infirmier, service d’immuno-diabétologie de l’hôpital Cochin, co-Fondatrice

de l'Association AIDES, membre du collectif 'Sauver l'Hôpital Public'

  

Par NouvelleGauche93
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Mardi 6 janvier 2009
Alors que le gouvernement ne cesse de dire (pour eux et pour les médias nationaux de plus large audience, c'est visiblement suffisant de dire...) que la recherche est un axe prioritaire de la politique du gouvernement, la réalité sur le terrain est radicalement différente.

Le budget 2009 des établissements est maintenant connu et le compte n'y est pas. Alors que le plan licence, sensé lutter contre l'échec dans la première année à l'université est doté de fonds non négligeables, le budget global voit ses autres rubriques diminuer fortement. En 2009, il faudra choisir entre faire du soutien pédagogique ou chauffer les locaux...

Pour plus de détails sur les budgets des universités :

Article sur le site de Sauvons la Recherche
Article de G. Béréziat, ancien président de Paris 6 (1ère université française)
Article de S. Huet dans Libération

Dans le même temps, le gouvernement continue à vouloir utiliser le système éducatif comme variable d'ajustement. Ainsi, il envisage de sacrifier largement le potentiel de recherche de nos universités en mettant la plupart des universitaires en situation d'incapacité à contribuer à la création de connaissances à un niveau international. La modification du statut d'enseignant chercheur à l'Université envisagé par le gouvernement envisage de limiter le service de certains enseignants au 1/3 de leur service statutaire habituel (ce qui mettrait ces derniers dans des conditions d'enseignement comparables à celles des grandes universités de recherche américaines)  tout en faisant porter le travail correspondant sur leur collègue qui verront alors leur service s'alourdir et leur capacité de produire des connaissances être fortement amputée.

Cette réforme néfaste est dénoncée par les personnels des universités :

Article du 05/01/2009 du Monde écrit par des universitaires de toute discipline

mais également par l'assemblée des présidents d'Université

Lettre ouverte à N. Sarkozy de la Conférence des Présidents d'Université

Par NouvelleGauche93
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