Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 10:42

A l’initiative des sections PS du Raincy et de Clichy/Bois, un débat public est organisé au Raincy (93) sur le sujet suivant :

 

“Les leçons d’une crise. Quel autre modèle économique pour empêcher de nouvelles crises financières et sociales, sans pour autant entraver la croissance mondiale ?”

 

Michel Sapin est secrétaire national du PS chargé de l’économie et député de l’Indre, il est l’auteur de “L’État en mouvement” (2002).


Pierre Larrouturou est économiste, membre du conseil national du PS, président du think-tank militant Nouvelle Gauche, et auteur de plusieurs ouvrages dont “La crise : la solution interdite” (2009), “Le livre noir du libéralisme” (2007), “Urgence Sociale” (2006), “Du temps pour vivre” (1999),“Pour la semaine de 4 jours” (1999) et “Les 35 heures, le double piège”(1998).

 


Ce débat aura lieu :

le 14 octobre 2009 à 20h,

AGORA salle Finchley

1 allée Nicolas Carnot,93340 Le Raincy

Accès par le RER E (Le Raincy - Villemomble)

ou par l’autoroute A3 (Le Raincy)

 
Par NouvelleGauche93
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 11:04
Voici le commentaire de OXFAM France sur le sujet après une réunion avec N. Sarkozy. 

Encore une fois, N. Sarkozy prend ses désirs pour des lanternes. Fidèle aux méthodes de la droite, sur les paradis fiscaux comme sur les questions de la régulation financière ou la question du chômage, on cherche des boucs émissaires, on s'attaque à une question qui représente sur le fond moins de 10% du problème et après des demi-mesures sur cette question, on prétend avoir régler le problème. Malheureusement pour N.S. les faits sont et seront têtus.


Paradis fiscaux: Oxfam France s'exprime
envoyé par rue89. - L'info internationale vidéo.
Par NouvelleGauche93
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 12:15
La construction de la maison commune voulue par Martine Aubry peine à se mettre en marche essentiellement parce que les négociations sont avant tout politiciennes comme le démontre le débat formidable qui s'est développé autour de l'organisation de primaires ouvertes à gauche. Par contre sur le plan des idées et du projet, les choses sont moins brillantes...

Une bonne nouvelle quand même en ces temps difficiles, Nouvelle Gauche via son président Pierre Larrouturou est au coeur de la reconstruction de la gauche.  Le diagnostic et les propositions que nous portons intéressent la quasi-totalité de nos partenaires de gauche. 

Déjà cet été, Pierre Larrouturou était l'un des deux membres du PS invités aux universités d'été des verts. Depuis les débats croisés s'accumulent à l'invitation du parti communiste, des chevénementistes, de Cap21 et de nombreuses fédérations du parti socialiste. Paradoxalement, aucune place ne nous aura été faite aux universités d'été du PS à la Rochelle dans un parti où avoir des idées neuves et vouloir mettre la question de l'emploi (première préoccupation des Français) au centre des débats fait visiblement peur.

Venez écouter nos propositions lors des deux débats suivants à venir :

21 septembre 2009 : débat entre Pierre Larrouturou et Pierre Ivorra (économiste PCF, éditorialiste à l'Humanité) 

 


Jeudi 24 septembre à 19h30
au Lieu-Dit, 6 Rue Sorbier 75020 Paris,
M° Ménilmontant ou M° Gambetta

www.lelieudit.com



14 octobre 2009 : débat entre Pierre Larrouturou et Michel Sapin (secrétaire national du PS chargé de l'économie)
 

le 14 octobre 2009 à 20h,
AGORA salle Finchley
1 allée Nicolas Carnot 93340 LE RAINCY
Accès par le RER E (Le Raincy - Villemomble)
ou par l'autoroute A3 (Le Raincy) 

Par NouvelleGauche93
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 01:10
Par NouvelleGauche93
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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /Juin /2009 15:16

Le gouvernement laisse à penser ce jour que le nombre de chômeurs supplémentaires ne sera que de 30 000 au mois de mai. Est-ce une bonne nouvelle ? Quelle responsabilité de la politique suivie par la France dans ce chiffre ?
Face à la crise, un pays comme la France n'a-t-il qu'à subir ou peut-il avoir une action sur la situation économique actuelle ?

Pour tous ceux qui se rassure sur la qualité de la politique suivie par le gouvernement français en pensant que la crise est responsable de tout, je leur suggère de se demander ce qui est responsable de la crise. Quelle est la responsabilité des politiques néolibérales menées depuis 30 ans ?


Sans analyse des raisons de cette crise, nous n'aurons pas de sortie de crise sans TRES grande casse sociale comme ce fut le cas apres la crise de 1929 (montée du nationalisme, seconde guerre mondiale).  Je ne peux que me réjouir du ralentissement de la vague de licenciements mais je ne crois pas que l'on soit en train de sortir de la crise pour autant.

Quelles actions seraient responsable de cette reprise ? Les plans de relance ? L'équilibre de la répartion des richesses qui est clairement un point central de cette crise n'a pas été modifié comme ce fut le cas après la crise de 1929 (même si ce fut insuffisant pour éviter les horreurs des années 40, les règles fixées ensuite à Bretton Woods furent les bases du développement des classes moyennes pendant les 30 glorieuses). Je pense donc que nous vivons essentiellement une fluctuation statistique malheureusement.

Si une analyse originale de la crise et quelques propositions chiffrées et étudiées assez en détails vous intéressent, vous pouvez consulter les sites :


www.nouvellegauche.fr
ou www.nouvelledonne.fr

Un des aspects primordiaux et très peu connu, c'est le lien existant entre la crise actuelle et la mauvaise gestion que nous avons faite des fruits des progrès techniques depuis les années 1960.

Entre 1820 et 1960, la productivité (la richesse produite par heure de travail)  a été multipliée par 2 (cela inclut la révolution industrielle, le fordisme, le taylorisme, l'invention de la vapeur et de l'électricité) alors qu'elle a été multipliée par 5 (cinq !) entre 1960 et aujourd'hui (ordinateur, robotisation, ...). La recherche de la croissance ne suffira pas à donner du travail à tout le monde car pendant ce temps les progrès techniques et d'organisation (fruits des progrès de notre système d'éducation). Depuis 1974, la production industrielle en France a presque doublée et pourtant le chômage de masse s'est développé car la population active a augmenté de 23 % et le nombre de travailleurs (avant la crise) a diminué de 10%.

Sur les mesures techniques du gouvernement, elles sont malheureusement désatreuses (les heures supplémentaires défiscalisées ont détruit 100 000 emplois et creusé les comptes de la sécurité sociale). Travaillez plus (pour gagner plus ou non d'ailleurs peu importe bien que cela soit plutôt le contraire car le chômage met la pression sur les salaires) est juste une erreur historique d'analyse économique. Des mesures peuvent être prises aux niveau français (à très faible coût pour l'état) mais il faut enfin pouvoir les mettre en débat devant les français. Bien évidemment, beaucoup plus peu être fait à l'échelle européenne et je suis très inquiet du résulat des européennes car le parlement est peuplé de gens qui n'ont pas une analyse juste de la crise (notons que la gauche n'a pas encore dépassé ces blocages intellectuelles mais de ce côté là on peut avoir un petit espoir. Du côté de la droite néolibérale, ce sont des indécrotables car la crise plutôt que de servir de révélateur les renforce dans une position idéologique totalement invalidée par les faits... Dire qu'on nous vendait en 2007, les subprimes à la française pour relancer le pays !).

Reconnaissons à Sarkozy qu'il n'est pas un pur idéologue, et la crise est une telle gifle qu'il a une attitude de girouette. Il bouge soit, mais au gré du vent. Quelle cohérence entre son discours devant l'organisation mondiale du travail et les réformes de "libéralisation" de la France qu'il met en oeuvre ? Quelle cohérence entre le travail au sein du g20 et sa politique fiscale ?

Par NouvelleGauche93
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 00:04

Après la claque électorale que vient de prendre le principal parti de gauche français, il est urgent de reconstruire un projet ambitieux et crédible pour répondre à la crise sociale. Pour cela il faut faire le bon diagnostic et proposer des mesures débattues de manières contradictoires pour assoir leur crédibilité. Aidez-nous à mener ce travail et participez à la recontruction de la gauche.

Par NouvelleGauche93
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 00:51

Profitez des analyses décapantes de Pierre Larrouturou pendant les élections européennes. Le monde lui a demandé de tenir un blog pendant la campagne des européennes. Enfin quelqu'un qui ne pratique pas la langue de bois. A lire de toute urgence, à bookmarquer, à diffuser et consommer sans modération :

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/

Par NouvelleGauche93
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 23:02

Alors que le PS devrait être montré du doigt pour les difficultés qu'il rencontre à proposer une alternative crédible à nos concitoyens, les médias s'acharnent chaque jour un peu plus à monter en épingle la petite phase de Martine, le commentaire acide de Benoît, la sortie de Bertrand, le bon mot de François, le plan com de Ségolène ou encore l'hésitation de certaines anciennes personnalités du PS devant les offres d'ouverture... Quand ce n'est pas la trahison d'un mammouth qui ne croyant pas au réchauffement climatique ne voit pas que son espèce est déjà condamnée  !

Ce balai médiatique dessert évidemment les intérêts de chacun d'entre nous car, alors que la crise avance et que le modèle libéral montre à tous des limites claires mettant en danger l'organisation de nos sociétés, il est indispensable d'inventer des solutions neuves. Il nous faut sortir rapidement de l'organisation sauvage qui mène le monde aujourd'hui au bénéfice de quelques uns et au détriment de la très grande majorité des hommes et des femmes de tous les pays du monde (sans parler des autres êtres vivants et de notre planète au sens large) .

Alors qu'avec la défaite de l'Allemagne nazie puis la chute de l'URSS, beaucoup avaient eu l'impression que l'idéologie avait été vaincue et que, dorénavant, seule demeurait une vision pragmatique de l'économie, la crise actuelle nous rappelle douloureusement que l'idéologie est massivement à l'oeuvre aujourd'hui : hors du libéralisme point de salut nous dit-on encore dans les médias ! La concurrence libre et non faussée est un paradigme que l'on n'a pas le droit de remettre en cause même si tout démontre son inanité. 

Les partis de gauche eux-mêmes se sont retrouvés désemparés par la victoire par K.O. du modèle anglo-saxon et ont rompus avec l'analyse marxiste de l'économie capitaliste sans en proposer une nouvelle suffisamment pertinente pour saisir la gravité de la crise structurelle majeure qui se préparait et que nous connaissons aujourd'hui. Ce faisant, ils ne proposent pas un cadre de réformes à la hauteur des enjeux actuels.  

Il est donc maintenant indispensable que les responsables politiques de tous bords se mettent au travail pour sortir des poncifs éculés rendus caducs par la crise. Il faut les forcer à sortir de l'idéologie destructrice qui les anime. Certains mènent un travail de fond depuis lontemps pour répondre à cet enjeu, malheureusement ils  ont pour l'instant été écartés du pouvoir par les jeux politiciens. Ce moment de crise intense leur donne une opportunité nouvelle.

Même les médias font le jeu de l'UMP en flingant le PS à vue, les choses commencent à bouger. En particulier, en ce qui concerne la gauche européenne, les élections europénnes de 2009 marquent un tournant historique dans la mesure où pour la première fois dans l'histoire, 27 partis de gauche de l'ensemble des pays de l'union proposent un programme commun (le manifesto) suceptible d'inverser la vapeur et de redonner à l'Europe les moyens de créer les conditions d'une régulation économique et financière dans l'intérêt de tous. 

De son côté, la droite, pétrie de certitudes, en guise de réponse à la crise,  veut accélérer les réformes néolibérales. Ceci constitue une fuite en avant incroyable et doit être sanctionnée par le vote.  

Ne nous faisons pas piéger par le débat orchestré par les médias. Soutenons le programme commun proposé par la gauche européenne. Le 7 juin, votons en connaissance de cause !

Bertrand Laforge

Par NouvelleGauche93
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 09:44

Le rapport sur les salaires que Jean-Philippe Cotis a remis hier à Nicolas Sarkozy a suscité un début de débat sur le partage de la richesse entre salariés et actionnaires : le Medef souligne que ce partage est stable depuis une quinzaine d’années.

Les syndicats répondent que :

  1. le niveau des salaires est à un plus bas historique (la part des salaires a baissé de 11 % depuis le point haut atteint en 1982, ce qui est considérable).
  2. cette stabilité globale cache une accélération et une aggravation des inégalités au sein même de la catégorie des « salariés ».

salaires-pib-ofce-2008.1242298452.jpg

 

Une étude de Camille Landais, de l’Ecole d’économie de Paris, montre un accroissement très rapide des inégalités entre salariés :

                              Evolution du salaire moyen entre 1998 et 2005

pour 90 % des salariés du bas de l’échelle

  + 4 %

pour les 1 % les mieux payés

  + 14 %

pour les 0,1 % les mieux payés

  + 29 %

pour les 0,01 % les mieux payés

  + 51 %

 

Au sein des “90 % du bas de l’échelle”, Camille Landais montre que ce qui va aux “50 % du bas de l’échelle” a commencé à diminuer nettement depuis 2001.

En résumé, la part des salaires dans le PIB est stable en France depuis 15 ans mais elle n’a jamais été aussi faible et, au sein même des salariés, on assiste à un accroissement considérable des inégalités : 12 % des salariés sont en dessous du SMIC (à cause de tous les emplois précaires, 1 salarié sur 8 gagne moins que le salaire “minimum”…) mais, en huit ans seulement, le revenu des 0,01 % les mieux payés a augmenté de 51 % !

 

Qu’en est-il au niveau européen ?

Une étude du FMI publiée en 2007 permet de montrer que la part des salaires a baissé de façon régulière depuis le début des années 1980.

part_pib_fmi_2007_b.1242298472.JPG

Le pays dans lequel la part des salaires a le plus baissé ? L’Allemagne.

En obligeant les salariés au chômage à accepter très vite des petits boulots (sous peine de se voir supprimer les allocations chômage), la réforme Hartz 4 a provoqué le basculement de millions d’Allemands dans la classe défavorisée. Certes, les chiffres du chômage ont baissé, mais des millions de salariés gagnent moins de 600 euros par mois. Et maintenant que les exportations ralentissent, l’Allemagne s’enfonce dans une très grave récession.

 

Le pays dans lequel le partage salaires / bénéfices est resté le plus équilibré ?

Probablement, le Danemark, grâce à son système de flexi-sécurité : un salarié qui tombe au chômage peut recevoir 90 % de son salaire pendant 4 ans, du moment qu’il est réellement en recherche d’emplois. Au Danemark, rien n’est fait pour obliger les chômeurs à accepter des petits boulots.

En France, 45 % seulement des chômeurs touchent une indemnité de l’Unedic, qui est, en moyenne, de 57 % du salaire brut. Au Danemark, quasiment tous les chômeurs touchent 90 % de leur ancien salaire. En France, la durée de l’indemnisation est très variable mais, pour beaucoup, elle n’est que de quelques mois (ce qui oblige beaucoup à accepter n’importe quel emploi). Au Danemark, tous ou presque sont assurés de 4 années de sécurité financière du moment qu’ils cherchent effectivement un emploi.

Résultat des courses : il y a trois fois moins de salariés en dessous du seuil de pauvreté au Danemark qu’en France et la part des salaires dans le PIB a moins diminué que chez nous. La sécurité donnée aux chômeurs a profité à tous les salariés.

La courbe du FMI montre aussi l’évolution de la part des salaires au Japon.

Elle a baissé encore plus qu’en Europe. Au Japon, 77 % des personnes au chômage ne touchent aucune indemnité. Du coup, beaucoup sont obligés d’accepter n’importe quel emploi et ceux qui ont un emploi ont tellement peur de perdre leur poste qu’ils ne sont pas en situation de négocier des augmentations de salaires.

Comme les dirigeants allemands, les dirigeants japonais ont tout misé sur une politique de l’offre : améliorer sans cesse la compétitivité pour améliorer les exportations. Cette stratégie, très douloureuse pour des millions de salariés, a fonctionné quelques années, quand la machine à consommer américaine tirait les exportations. Mais maintenant que les Américains, sur-endettés, diminuent leur consommation, l’Allemagne et le Japon voient leur économie s’effondrer (le PIB a baissé de  plus de 12 % au Japon sur les six derniers mois !).

* * * *

De 150.000 à 200.000 personnes sont attendues dans les rues de Madrid, Bruxelles, Prague et Berlin, lors des trois “journées d’action européennes” organisées par la Confédération européenne des syndicats du 14 au 16 mai.

Les syndicats européens demandent un « plan extraordinaire de réduction du temps de travail dans tous les pays d’Europe » et une « vraie sécurité pour les salariés au chômage ». Ils ont raison. Sécuriser les salariés qui tombent au chômage permet de sécuriser l’ensemble des salariés. C’est une question de justice sociale mais aussi d’efficacité économique.

 Il n’y a pas de stabilité économique sans justice sociale. L’Allemagne et le Japon, qui ont oublié cette évidence qu’elles avaient longtemps respectée, sont en train d’en faire les frais.Très lourdement.

 

Pierre LARROUTUROU est économiste.

Il vient de publier “Crise : la solution interdite” (éditions DDB).

Par NouvelleGauche93
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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 09:15


Il y a déjà 3,7 millions de chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce 800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 !

Hélas, dans la lutte contre le chômage, depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite !

Nous, signataires de cet Appel, nous exigeons du Président de la République la convocation immédiate d’Etats généraux de l’emploi. Ces Etats généraux de l’emploi doivent rassembler tous ceux et celles qui peuvent faire des propositions contre le chômage et la précarité : syndicats, patronats, économistes, mouvements de chômeurs, collectivités, élus issus de toutes les forces politiques du pays, associations…

Pour que les résultats de ces Etats généraux soient à la hauteur des enjeux et ne déçoivent pas les citoyens, il faut que toutes les forces en présence se fixent un objectif mobilisateur et qu’elles acceptent de travailler ensemble aussi longtemps qu’il le faudra pour construire un nouveau Pacte social permettant de diviser par deux le chômage.

> Créer 2 millions d’emplois

Oui, voilà l’objectif : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.

Le 19 février, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a insisté sur le "caractère ponctuel des mesures sociales" annoncées la veille par le Président. "Ce sont des mesures pour 2009. Ce ne sont pas des mesures qui ont vocation à être reconduites."

Nous ne pensons pas qu’on pourra sortir de la crise uniquement avec des mesures ponctuelles. Nous pensons au contraire que la crise doit être l’occasion d’un véritable sursaut collectif, l’occasion de construire un nouveau pacte social.

En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table, sereinement, afin d’arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.

De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de "prendre la taureau par les cornes" et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.

Pour atteindre cet objectif, les Etats généraux devront étudier sans tabou ni exclusive toutes les propositions présentes dans le débat public, y compris –notamment- les 7 propositions du collectif Nouvelle Donne.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.

JE SIGNE L'APPEL

Par NouvelleGauche93
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