Les élections européennes sont dans 4 mois. Aujourd’hui, l’UMP est devant le PS dans tous les sondages.
Intentions de vote aux élections européennes
|
|
Ifop 1er décembre 2008 |
Ifop 25 janvier 2009 |
Ifop 18 février 2009 |
|
U.M.P. |
22 % |
25,5 % |
26 % |
|
P.S. |
22 % |
22,5 % |
23 % |
Il serait dramatique que l’UMP gagne les Européennes.
Si l’UMP gagnait, Nicolas Sarkozy pourrait se vanter d’avoir reçu un chèque en blanc du peuple pour continuer la même politique. Ce serait dramatique pour le pays (et assez déstabilisant pour le PS).
Le succès des manifestations du 19 janvier confirme ce que disent tous les sondages : une écrasante majorité des Français désapprouvent la politique de Sarkozy. Mais les propositions du PS ne sont pas suffisantes : 22 % seulement des Français pensent que nous ferions mieux que Sarkozy et Fillon !
Ne recommençons pas l’erreur de 2007. Parce qu’il y avait 2 millions de citoyens dans la rue pour contester le CPE, certains ont cru qu’il n’était pas utile d’avoir un vrai projet pour les Présidentielles. Nous avons perdu les Présidentielles et laissé le pouvoir à la droite la plus cynique et la plus anti-sociale.
Aux dernières Européennes, en 2004, nous avons fait 29 %. Pourquoi serions-nous condamnés aujourd’hui à ne faire que 22 ou 23 % ? Il serait dramatique que la liste UMP arrive devant la liste PS. Il faut tout faire pour arriver nettement devant l’UMP. Il faut tout faire pour que le 7 juin soit pour Nicolas Sarkozy une défaite cinglante.
Il n’est pas trop tard pour réagir.
Il faut gagner les Européennes et faire de ces élections le débouché politique de tous les mouvements sociaux du printemps. Il faut obliger Sarkozy à changer radicalement de politique. Il nous reste presque 4 mois. Il n’est pas trop tard pour améliorer notre projet. Pour que le PS gagne les européennes, il faut construire une vraie réponse à la crise.
1. Voilà pourquoi, nous, parlementaires et militant(e)s issu(e)s de toutes les tendances du Parti Socialiste, nous demandons à nos dirigeants d’organiser sans tarder des Etats Généraux de l’Emploi : nous devons inviter les syndicats, les patrons, les associations, les mouvements de chômeurs, les économistes, les militants du PS et des autres partis de gauche à travailler ensemble pendant 2 mois avec un objectif ambitieux : créer 2 millions d’emplois, construire un nouveau pacte social pour rééquilibrer franchement le partage salaires / bénéfices.
2. Nous, militant(e)s de toutes les tendances du PS, nous demandons aussi à nos dirigeants d’organiser un grand sommet de la gauche européenne : le Manifesto adopté par les socialistes des 27
états membres en décembre 2008 est salué par tous comme un premier pas historique. Mais il faut aller plus loin et nous réunir à nouveau pour travailler ensemble pendant trois semaines, pour
muscler le Manifesto et montrer à tous les citoyens d’Europe que la gauche a des solutions concrètes à la hauteur des enjeux.
Vendredi 6 Février 2009
à 20 heures, Espace Renaudie, 30 rue Jules & Martin Lopez, 93300
Aubervilliers – métro ligne 7 ‘Fort d’Aubervilliers’
Les réformes du système de santé
Quelles conséquences pour l’hôpital, les malades, les familles ?
Comment refuser le concept d'hôpital-entreprise ?
Quelles alternatives face aux politiques de santé néolibérales ?
Avec la participation de :
André Grimaldi : Chef du service de diabétologie, Hôpital Pitié Salpêtrière
Claude Pigement : AP-HP et Polyclinique d'Aubervilliers, Responsable du Parti Socialiste à la Santé
Christophe Prudhomme : Médecin SAMU 93, Fédération CGT santé et action sociale, Porte-parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France
Dominique Vicenzi : Cadre infirmier, service d’immuno-diabétologie de l’hôpital Cochin, co-Fondatrice
de l'Association AIDES, membre du collectif 'Sauver l'Hôpital Public'
Nous conseillons la visualisation du petit film suivant qui explique de manière pédagogique les principes du crédit
bancaires et des mécanismes de la dette et met en lumière les évolutions qui ont marqué leur histoire :
Jeudi 9 octobre à 20h
à la fédération socialiste de Seine St Denis (29 rue André Joineau au Pré St Gervais)
En présence de
Marie-Noëlle Lienemann, députée européenne
et
Pierre Larrouturou, délégué national aux questions européennes
- A vos agendas : Mardi 21 octobre à 20h, Assemblée fédérale de présentation des motions avec Benoit Hamon -
Monsieur le Président,
Lors de votre discours du Latran et de votre discours de Ryad, vous avez trahi l'esprit de la loi de 1905 et choisi unilatéralement de briser le consensus républicain autour de la
laïcité dans notre pays. Vous avez fait ceci alors que vous êtes le garant de nos lois. C'est visiblement un choix que vous assumez... Il est vrai que sur ce thème cependant vous aviez
annoncé la couleur avant les élections présidentielles en publiant un ouvrage où vous exprimiez votre conception du rôle de la foi et des églises dans le champ sociétal. Vous avez repris à
votre compte le discours développé par l'église catholique depuis plusieurs décennies, démontrant une attitude des plus réactionnaires en rupture totale avec la majorité des français qui ne se
reconnaissent pas dans les propos de l'église catholique et de son pape.
Lors de votre discours de Toulon, vous avez fait encore plus fort. Non seulement, vous vous êtes vraiment moqué des français (de ceux qui vous ont élus mais aussi de ceux auxquels vous
aviez assuré que vous seriez le président de tout les français) mais vous avez eu, de plus, l'audace de vouloir nous faire passer des vessies pour des lanternes.
Vous nous avez montré depuis un an comment votre projet politique qui devait amener 1% de croissance supplémentaire est un échec. Vous n'avez su agir favorablement ni sur l'emploi, ni
sur la précarité, ni sur le niveau de vie des français, ni sur la recherche, ni sur la gestion du budget de l'état, ni sur le déficit récurrent de notre commerce
extérieure, ni sur la place de la France dans le monde (maintenant complètement inféodée aux USA dont la politique extérieure est pourtant extrêmement critiquable et qui est même remise en causes
par les américains eux-mêmes) mais en plus vous n'avez rien vu venir de la crise financière actuelle. Si gouverner, c'est prévoir, nous pensons qu'il est tend
de vous poser des questions sur votre capacité à diriger un pays, sur votre manière de travailler en rupture totale avec le fonctionnement usuel des nos institutions qui prévoient que
nos ministres soient vraiment en charge des dossiers sans avoir la continuelle tutelle de vos conseillers.
Notez qu'il vous aurez suffit de lire quelques ouvrages de Pierre Larrouturou et les documents de travail de fond produits par le groupe de travail Nouvelle Gauche qu'il coordonne
depuis plusieurs années (Oui au PS il y a des gens qui travaillent et qui ont des idées neuves à proposer) ou encore l'un des derniers rapports de l'ONU pour être informé des dangers de
la récession et des enjeux de la crise actuelle.
Votre analyse de la crise est pitoyable. Prétendre que la crise demande à accélérer les réformes que vous avez mises à votre programme de 2007 est une arnaque intellectuelle. C'est la
libéralisation des marchés et la levée de toutes les réglementations régulatrices que vous prônez à longueur de discours depuis plus de 30 ans qui sont la source du désordre mondial actuel. S'il
faut en effet mener rapidement des réformes de fond, il faut le faire dans une perspective nouvelle aux antipodes de la votre. Il ne faut donc pas, par exemple, envisager la mise en place de
crédits hypothécaires en France comme vous l'aviez asséné pendant la campagne présidentielle ni miser sur la seule relance de la recherche et de l'innovation pour nous sortir du chômage. Il
faut un projet neuf qui visiblement est au delà de votre horizon.
Sauvez le système financier mondial est indispensable pour éviter le crash complet qui se fera au détriments de millions de citoyens dans l'ensemble des pays du monde qui connaîtront encore
plus de chômage, de précarité et de misère, si ce n'est le retour de la barbarie comme ce fut le cas dans les années 1930. Mais il faut aller plus loin. Il faut remettre les états en situation de
réguler l'économie pour qu'enfin l'économie se mettent au service de l'humanité plutôt qu'au service de quelques uns. En combattant les paradis fiscaux dont la plus grande partie est
pilotée directement par des intérêts américains ou européens (voir "Les paradis fiscaux" de Ch. Chavagneux et R. Palan aux éditions la découverte, 2007), nous pourrons remettre en place une
redistribution équitable des richesses ainsi qu'une fiscalité rénovée répondant vraiment à l'urgence sociale et sociétale que nous connaissons actuellement.
Pour tout cela nous vous demandons au minimum des excuses publiques. Mais si vous avez vraiment la culture du résultat... Montrez le et tirez-en toutes les conséquences ! Et
si le matin en vous rasant vous vous regardez dans la glace en pensant à autre chose qu'à votre place de président ou à votre prochain effet de manche, envisagez objectivement quelle
pourrait-être la meilleure action que vous pourriez accomplir pour la France ! Démissionner n'a rien de stupide ni d'abject surtout quand on prend conscience que l'on est pas à sa place.
Rappelez-vous que l'habit ne fait pas le moine, ni dans les ordres ni dans le service de la nation.
Nous pensions au départ présenter une motion seuls mais, après réflexion, il nous a semblé que la situation dramatique du parti socialiste et la situation de crise internationale nous sommaient
de faire jouer la convergence entre les socialistes conscients de l'urgence d'un retour d'une puissance publique interventionniste pour avoir une chance de peser sur le projet à venir du
parti socialiste.
Au sein de cette motion, nos partisans reconnaîtront de nombreuses mesures concernant la mise en oeuvre d'un nouvel équilibre mondial et d'une construction européenne respectueuses des
européens. La seule mesure majeure de fond qui n'y est pas reprise concerne le partage du travail rendu indispensable par la montée incroyable de la productivité française au cours des 30
dernières années. La taille limitée de la motion a engendré des arbitrages en défaveur d'une discussion longue sur le temps de travail qui n'y est donc carrément pas abordé. Nous le
regrettons mais nous n'abandonnerons pas ce combat dans le travail collectif qui va se mettre en place autour des différentes sensibilités qui ont fait alliance dans le futur et dans l'après
congrès.
Nous devons nous structurer, dépasser la logique des lignes anciennes pour sublimer nos différences au profit d'un travail collectif fructueux et efficace au service d'un projet solide et
crédible pour un parti socialiste rénové dans ses pratiques démocratiques. C'est l'intérêt de notre pays, de l'Europe et du Monde qui est en jeu car en ces moments historiques où nous
voyons s'écrouler l'idéal néolibéral, la gauche (et donc en premier lieu le parti socialiste) porte une grande responsabilité pour proposer une alternative crédible.
C'est ce que nous nous employons déjà à faire lors du travail préparatoire qui précède les présentations de notre motion dans les sections...
Le monde vit une crise sans précédent qui selon bon nombre d'économistes peut-être potentiellement pire que celle de 1929.
Heureusement, certains dirigeants ont compris la menace terrible qui plane sur l'économie mondiale et cherche, tirant la leçon de la crise de 1929, à enrayer le cercle vicieux dans lequel
l'économie internationale s'engage. On voit des états prendre des mesures impensables il y a seulement quelques mois.
Les Etats-Unis, concernés au premier chef, ont d'abord tenté avec les banques centrales du monde entier de calmer la crise par l'injection d'énormes quantité de liquidités.
Malheureusement, cela n'a pas suffit. Les banqueroutes s'accumulent mettant en danger les intérêts de certains pays riches (Chine, Russie, Arabie Saoudite,...) et forçant les USA à mettre en
oeuvre la NATIONALISATION de certaines banques et compagnies d'assurance détenant des obligations envers ces pays.
Les USA veulent injecter 700 milliards de dollars (plus de 2 fois le budget français alors que nous sommes la 5ème puissance mondiale, il faut se rendre compte de ce que cela signifie
!) dans le système. Cela sera aux citoyens américains de payer alors qu'il sont extrêmement endettés ! Combien de temps la confiance accordés béatement aux USA va-t-elle durer ? Le
dollar n'est-il pas à deux doigts de devenir une monnaie de singe ?
Pour remédier à ce délabrement de l'équilibre économique mondial qui risque alors de générer des tensions militaires comme celles que nous en avons connues après la crise de 1929, il faut changer
rapidement les pratiques qui ont conduit à la catastrophe actuelle.
En 1944, à Bretton Woods, le monde se dotait de règles du jeu régissant les échanges internationaux et les politiques bancaires et monétaires. Pendant plus de 30 ans, elles ont accompagné une
période d'amélioration de la qualité de vie des citoyens des pays dits développés. A la fin des années 1970, le compromis Fordiste est mis en cause par les libéraux qui prônent la
libéralisation tout azimut.
La mise en place de la libéralisation des échanges, la construction des marchés offshore (paradis fiscaux) vont dès lors profondément changer la répartition entre revenus du capital et
revenus du travail. La fraude fiscale généralisée organisée grâce à des montages permis par les assouplissements aux règles bancaires et à des innovations administrativo-légales va permettre
aux grosses entreprises (aux transnationales en particulier) de ne plus contribuer au budget des états et de réduire leur contribution aux comptes sociaux. Ce mouvement entraîne
invariablement dans tous les pays une compensation par des prélèvements plus importants sur les petites sociétés qui ne disposent pas de l'arsenal administratif, juridique et fiscal des
transnationales.
Aujourd'hui tout cela doit changer. Il nous faut réussir à guérir les maux dont souffre l'ensemble des sociétés développées mais également les autres. En effet, malgré la croissance chinoise, les
salaires chinois décrochent du prix de vente des produits exportés...
Un nouveau Bretton Woods doit être mis en place avec comme objectifs majeurs de :
1) identifier précisément les mécanismes qui permettent la fraude fiscale
2) de mettre en place des mesures nouvelles comme des montants compensatoires par exemple pour accélérer la convergence économique et sociale européenne et mondiale.
3) reconnecter les économies réel et la finance en imposant par exemple que les dividendes soient le fruit du travail de l'entreprise et non celui de la fraude fiscale.
Ce Bretton Woods ne doit évidemment pas être un réunion du G8 comme le propose Nicolas Sarkozy mais un atelier de plusieurs semaines regroupant des experts, des syndicats, des politiques de
chaque pays à qui l'on donnera le temps d'élaborer et d'évaluer de nouvelles règles mondiales. Prenons l'initiative maintenant pour organiser cet événement !
C'est urgent et indispensable si nous ne voulons pas connaître des nouveaux conflits aussi violents que ceux du XXème siècle.

Soutenez Nouvelle Gauche
faites un don !
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires