Mercredi 24 septembre 2008

L’appel « sauver l’hôpital public » (http://www.appel-sauver-hopital.fr) s’adresse aux professionnels médicaux médecins et non médecins ainsi qu’aux usagers opposés à la restructuration des hôpitaux sur de simples critères de rentabilité financière.

Il dénonce l’enchaînement fatal actuel sous évaluant délibérément l’activité des hôpitaux publics à leur déficit, de leur déficit à la nécessité à la fois de développer des activités rentables en embauchant des médecins payés sous contrats privés et intéressés aux bénéfices, et d’abandonner des activités utiles mais jugées non rentables.

Parallèlement l’équilibre financier des hôpitaux impliquera une diminution importante du personnel non médical. Pour ce faire l’hôpital sera appelé à changer de statut pour devenir un « établissement de santé privé à missions de service public ».

Pour les patients ce sera la généralisation des dépassements d’honoraires « encadrés » par les assureurs privés et la limitation de la solidarité nationale aux plus démunis et aux patients les plus graves, suivant en cela le modèle américain en échec.

Par NouvelleGauche93
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Dimanche 21 septembre 2008

La lecture des contributions pour le congrès de Reims du PS fait penser aux militants socialistes que nous avons des projets pour la France et pour l'Europe et que nous ne manquons pas de propositions. C'est ce qui ressort clairement d'un grand nombre d'interventions de militants lors des réunions de sections consacrées à la discussion des motions.

Néanmoins, on entend aussi parfois des interventions moins consensuelles. En particulier, il arrive parfois que la parole soit donnée à des militants qui vivent dans la galère quotidienne du chômage et de la précarité. Que nous disent-ils ? 

Ils ne comprennent pas les batailles de personnes qui sont exposés à longueur de journaux télévisés et  ils ne comprennent plus pourquoi le parti ne semble plus s'intéresser à eux. Dans nos débats actuels, ils perçoivent l'affirmation de principes auxquels nous venons de revoter notre attachement dans notre déclaration de principe. Cependant ils ne comprennent pas où est la matérialisation de nos bonnes intentions en propositions vraiment concrètes qui amélioreraient leur vie, le tout exposé dans un calendrier crédible. Leurs réactions envers nos élus nationaux qui sont alors interpelés sont alors l'affirmation d'un décalage total entre leurs problèmes, leurs attentes et des mesures péremptoires qui ne leur parlent pas et en lesquelles ils ne croient plus.  

Construire un projet provoquant l'adhésion des couches populaires et des classes moyennes, voire des classes supérieures éclairées, nécessite un travail de fond auquel le parti socialiste a renoncé depuis plusieurs années. Cela nécessite d'évaluer les conséquences concrètes pour nos concitoyens des mesures que nous proposons.

Quelques exemples :

- le RSA :

Il était porté par la gauche lors des dernières élections présidentielles et l'on découvre aujourd'hui qu'il pourrait être un formidable facteur de précarisation et de généralisation des emplois de très courte durée hebdomadaire, financés avec l'aide de fonds publics. Où est notre crédibilité là dedans ?

Sur ce sujet, Nicolas Sarkozy joue sur du velour. Comme il est (mal)adroit, il se prend (faussement) les pieds dans le tapis sur la question de son financement recevant les critiques entendues du MEDEF et des libéraux de l'UMP.
 
Les socialistes crient à l'infamie du financement, font reculer la remise en cause de la prime pour l'emploi un moment envisagée, mais au final ils sont décrédibilisés car ils ne pointent pas vraiment le doigt sur le plus abjecte du financement choisi : alors que la précarité des emplois créés par le RSA profitera directement aux entreprises qui auront encore une fois les moyens de bloquer toute négociation salariale face à des salariés précarisés,

Le PS comme un seul homme se félicite que l'on ponctionne les épargnants  et les revenus du capital tout en dénonçant le fait que le bouclier fiscal préviendra les plus riches de financer le RSA. Réponse facile de la droite sociale qui  jure haut et fort de l'injustice du bouclier fiscal à ce sujet. On passera surement un amendement pour que même les plus riches contribuent aussi... Sarkozy passe pour un défenseur de la redistribution sociale en direction de ceux qui le méritent, la droite est contente, l'électeur UMP est satisfait. La morale sera donc sauve. Par ailleurs, la victoire du PS est grandiloquente ; on aura fait reculer la droite, du moins sur les apparences. 

Que les plus démunis soient encore plus précarisés, qui s'en soucie ? Soyons conscients que le MEDEF s'en félicite ! Une question trouve sa réponse : le PS a perdu sa crédibilté auprès des plus pauvres qui ne tarderont pas à voir la face cachée du RSA... Le PS n'avait pas assez travaillé et n'avait pas évalué l'impact d'une de ses mesures phares sur la situation concrète des français.

- La croissance :

d'après le dogme économique libérale, c'est l'indicateur clef qui doit régir toute notre société et les relations que nous entretenons avec nos partenaires étrangers et européens. On nous dit qu'il faut relancer la croissance, qu'avec 3% de croissance on va créer des emplois, qu'on va résoudre le problème du chômage. La plupart des motions reprennent à leur compte cette idée que la clef pour relancer la croissance c'est de relancer la recherche et l'éducation pour anticiper et être compétitifs face à des pays qui font du dumping social et de la violation de la prorpiété intellectuelle leurs armes les plus affûtées. Est-ce crédible ? Peut-être, mais il faut expliquer pourquoi. On ne doit pas juste croire en le retour de la croissance... Que répondent les chancres de la croissance à la chute constante de la croissance en europe depuis les années 60 (voir Peut-on encore baser l'éradication du chômage sur la reprise de la croissance ? ) ? Que répondent-ils quand on leur montre que le point de croissance supplémentaire des états unis par rapport à l'europe provient à 80 % de l'immigration et à 20 % de l'endettement privé, en particulier celui des ménages ? Que répondent-ils quand on leur montre que c'est cette croissance construite sur l'endettement des classes moyennes qui est à la base de la crise des subprimes et de la très grave financière que traverse le monde aujourd'hui. Pour le moins, les réponses sont pauvres. Ce sur ce sujet nous n'avons pas assez trvaillé (ou écouté ceux qui l'ont fait)  et nous riquons d'être une fois de plus décridibilisé.

- La question du temps de travail au travers de la loi des 35 heures :

La réduction du temps de travail façon Martine Aubry a généré 350 000 emplois. C'est déjà quelque chose. Mais elle a surtout créé des situations d'inégalités nouvelles entre les salariés. Dans les petites entreprises de moins d 20 salariés, pas d'accès au 35 h (40% de la population !). Dans les plus grandes, blocage des salaires et déréglementation du travail par une fléxibilité accrue (remise en cause des temps de pause, modulation de la charge de travail sur l'année, ..). Les cadres étaient ceux qui tiraient le mieux leur épingle du jeu avec la possibilité nouvelle des RTT.  Cette déréglementation du travail s'est finalement retrouvée la source d'une dégradation substantielle des conditions de travail ressenties par les salariés et a préparé le terrain pour les réformes qu'alignent la droite aujourd'hui.  Si la droite lutte contre l'idée du partage du temps de travail, elle ne veut surtout pas un retour à la situation précedente car le MEDEF a compris ce qu'il avait gagné dans la fléxibilité du travail. Donc la droite amende pour augmenter la durée du travail tout en conservant la fléxibilité et elle laisse penser qu'en travaillant plus on gagnera plus ! La réalité dément la promesse de Sarkozy. Malgré une production industrielle qui a doublée en 30 ans, le nombre de travailleurs nécessaire pour la produire a diminué de 12 %. Si l'activité économique génère de nouvelles activités économiques, la montée constante de la productivité empêche la création de nouveaux emplois à la même hauteur. Il n'y a pas le choix, il faut partager le travail. Ceux qui ne le croient pas n'ont qu'à regarder les durées moyennes hebdomadaires du travail (tout emploi confondu) aux USA (33,7 h), en Angleterre (31,9 h) ou en france (36,1 h). Quand c'est le marché qui partage le travail, il le fait mal. Les cadres sont surchargés et de nombreuses personnes ne peuvent pas travailler plus de quelques heures par semaine et sont ainsi maintenues dans la précarité et les bas revenus. N'avons-nous pas payé en crédibilité sur cette affaire ? Pouvons-nous affirmer que nous avions assez travaillé la question dans la globalité de son impact sur la structure sociale de notre pays ?

- La proposition sur la semaine des 4 jours proposée par Pierre Larroutrou et Urgence sociale :

Cette mesure est basée sur un travail de terrain menée depuis une quinzaine d'années et a déjà été mise en pratique  dans 400 entreprises de tailles variées allant de quelques salariés à plusieurs centaines dans des secteurs d'activité très différents allant des services à des ateliers de production industriels. Cette mesure est plébicité par les salariés et les employeurs qui l'ont mise en place. Son impact a été évalué par une équipe au sein de l'équipe coordonnée par Pierre Larrouturou et sa généralisation proposée. Personne au PS n'a pris le soin d'évaluer cette proposition. Il a fallu que ce soit l'INSEE qui le fasse pour finalement conclure que c"était une mesure crédible capable de créer 1,6 millions d'emplois à plein temps et ceci avec un financement solide.  Curieusement, cette mesure ne faisait pas parti du programme présidentiel. Avons-nous gagné en crédibilité ? Avons-nous gagné pour autant les élections présidentielles ?

 

Par NouvelleGauche93
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Dimanche 21 septembre 2008

Le grand nombre de contibutions générales (21) versées au pot commun pour préparer le congrès de Reims n'est pas que le reflet de la bonne santé intellectuelle des socialistes et d'un débordement d'idées. Ces motions sont pour un grand nombre d'entre elles, un positionnement tactique afin de ne pas perdre sa place dans le nouveau bureau national qui émergera après le 6 novembre.

Néanmoins, si on s'intéresse au fond de ces contributions, on s'aperçoit que la question de la croissance et de sa relance peut constituer une vraie ligne de démarquation entre un PS canal historique et ses grands caciques et quelques mouvements basés sur le travail de leurs militants. 

Combien de motions ne basent pas leur marges de manoeuvre pour mettre en oeuvre leurs propositions sur un hypothétique retour de la croissance (voir Peut-on encore baser l'éradication du chômage sur la reprise de la croissance ? ) ? Combien de motions n'affirment pas que la seule porte de sortie pour relancer la croissance et résister à la concurrence internationale, c'est l'investissement dans la recherche et l'éducation (le lecteur notera que nous ne remettons pas en cause l'investissement dans la recherche et l'éducation qui est bien évidemment essentiel pour faire advenir le progrès social et mettre les citoyens dans les meilleurs conditions intellectuelles pour leur permettre d'exercer leur citoyenneté ) ?

En consultant les motions individuellement, on en dénombre 3 qui affirment clairement leur opposition à ce double point de vue :

- Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes déposée par le mouvement Utopia,
- Pour un socilaisme écologique, présentée par le pôle écologiste du Parti socialiste
- Urgence Sociale, rédigée par le mouvement Nouvelle Gauche animé par Pierre Larrouturou. 

Cette question constitue à notre avis une ligne de séparation forte entre les différentes politiques globales qui pourront être proposées comme projet à long terme. Nous pouvons même penser que les concepts de gauche du parti, de droite du parti ou de centre du parti et l'inévitable interrogation des alliances à l'extrême gauche ou avec le centre ne sont peut-être pas le bon prisme pour aborder la question de la rénovation du parti socialiste. Face à un monde dont les ressources naturelles ne peuvent plus être considérées comme inépuisables, il faut réussir à relativiser la crédibilité de l'indicateur croissance du PIB.

Cette question étant tranchée, c'est  à la question de la place du lien social dans les sociétés humaines qui se posera. Il faudra être à même d'analyser combien une société est riche de ce lien qui est l'un des plus puissants moteur contre l'exclusion, la pauvreté et la violence. Cela engagera bien sûr à redéfinir d'autres indicateurs du succès des politiques publiques, au delà de ceux basés sur de purs critères économiques pour appréhender toutes les facettes de la richesse de nos sociétés. 

Par NouvelleGauche93
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Dimanche 21 septembre 2008

Pour éviter de sombrer dans une crise majeure, il faut que l'Europe puisse être un moteur économique disposant d'une certaine autonomie quand la croissance américaine va « caler ». Pour retrouver une croissance saine et durable, n'y a-t-il pas des leçons à tirer des 30 glorieuses, ces trois décennies de prospérité que nous avons connues entre 1945 et 1975 ?

Sans doute, dans l'immédiat après-guerre, y a-t-il eu l'effet de la reconstruction. Mais elle ne peut expliquer 30 ans de croissance soutenue. Cette longue prospérité trouve sa source dans 3 grandes régulations, 3 règles du jeu que l'on peut résumer en trois noms : Ford, Beveridge et Keynes.

Depuis 1975, le monde a considérablement changé mais cela ne signifie pas que les analyses de ces trois grands ne puissent plus nous éclairer.

Les 3 régulations qui ont permis les 30 glorieuses

Ford : comment assurer une demande de masse pour une production de masse ?

En 1917, Henry Ford invente le travail à la chaîne qui permet de fantastiques gains de productivité. Il l'accompagne d'une politique salariale aboutissant à un doublement des salaires ouvriers. Vous avez bien lu : un doublement des salaires.

Pour Ford, les salaires ne peuvent pas être fixés uniquement par les règles de la concurrence entre entreprises : «Le salaire est considéré par chaque entreprise exclusivement comme un coût qu'il faut diminuer autant que possible alors que c'est un élément essentiel de la demande globale. La croissance va s'étouffer si l'on ne fixe pas des règles du jeu collectives.» C'est le plein emploi qui fait la prospérité et non l'inverse. C'est quand tous ont un travail et un bon salaire que l'économie connaît la croissance la plus forte.

Ford applique ses idées dans ses usines mais, malgré ses conférences et ses argumentaires qu'il diffuse largement, il fait peu d'émules. La mode est au libéralisme et à la nouvelle économie : la bourse flambe et le discours des « partageux » comme Ford ou Kellog est marginalisé. La crise des années 30 va donner raison à Ford. Après la deuxième guerre mondiale, dans de nombreux pays, on se donnera les moyens de construire les règles collectives que Ford demandait. Ici, c'est l'Etat qui intervient en fixant par la loi le niveau et les règles d'évolution du salaire minimum. Ailleurs, la progression des salaires est assurée par des conventions collectives qui veillent à un juste équilibre dans la répartition des gains de productivité1.

Beveridge : assurer un revenu, même en l'absence d'emploi.

En décembre 1942, William Henry Beveridge rend public son rapport sur le système d'assurance sociale. Il est vendu à 70.000 exemplaires dès le premier jour ! Beveridge affirme le droit de chacun à la sécurité sociale, à la garantie d'un revenu minimal en cas de perte d'emploi (chômage, maladie, retraite...). Le capitalisme, pour fonctionner, a besoin d'une demande forte et régulière, explique Beveridge. La dépense sociale peut être un facteur essentiel de croissance économique.

Beveridge est contesté par les conservateurs mais pas par Churchill, alors chef du Cabinet. Il est considéré comme l'inventeur de la Sécurité sociale.

Keynes : que l'Etat intervienne quand les ménages et les entreprises ne suffisent pas à assurer la croissance.

Quand la consommation des ménages et l'investissement des entreprises ne suffisent pas à assurer la croissance, l'Etat peut intervenir par sa politique budgétaire ou par le biais de la monnaie.

«Ford, Beveridge et Keynes... Ces trois régulations ont bien fonctionné pendant trente ans. explique Michel Rocard. A la fin des années 60, on aurait dû chercher à en faire bénéficier les pays du Sud pour faciliter leur développement et muscler la croissance mondiale. Mais, hélas, sous les coups de boutoir de Milton Friedman et des libéraux, au lieu de généraliser ces régulations ou d'en construire de nouvelles au niveau des grandes régions (comme l'Europe), on les a laissées se déliter progressivement. »

Qu'en est-il aujourd'hui ?

Avec plusieurs millions de chômeurs et de précaires2, avec une part des salaires dans le PIB qui (à cause du chômage) a nettement baissé dans tous les pays d'Europe, les leçons d'Henry Ford ont visiblement été oubliées.

Au nom de la compétitivité et des « contraintes internationales », l'assurance chômage et les retraites sont progressivement remises en cause . En France, par exemple, 50% seulement des chômeurs sont indemnisés et, si rien ne change, le niveau des retraites va baisser de 30% d'ici 2020... Beveridge doit se retourner dans sa tombe.

Quant à la politique monétaire, elle a été abandonnée aux mains d'une Banque centrale qui n'a aucun objectif en matière de croissance et ne semble pas bien comprendre dans quel contexte elle évolue. Elle vient encore d'en faire la preuve. En janvier 2006, deux statistiques ont été publiées le même jour : > malgré l'augmentation du prix du pétrole, l'inflation n'a été que de 1,5% en 2005, en France. > en Allemagne, en 2005, la croissance du PIB n'a été que de 0,9%. Sans le dynamisme des exportations, la croissance aurait été proche de 0%. Au vu de ces deux chiffres (croissance anémique et inflation très faible malgré la flambée de l'énergie), n'importe quel étudiant en Deug d'économie conclurait que l'Europe est proche de la déflation. Par manque de pouvoir d'achat des salariés, la consommation stagne et les prix stagnent eux aussi. Le risque est celui de l'engourdissement, pas de la surchauffe. Mais, aux yeux de la Banque centrale européenne, à entendre M. Trichet, c'est toujours contre l'inflation qu'il faut lutter et la Banque centrale européenne n'exclut pas de monter ses taux d'intérêt...

Quant aux Etats-Unis, sur-endettés, ils n'ont plus guère de marge de manoeuvre budgétaire. L'Europe a un budget ridicule. L'Europe n'a toujours pas le droit de lever l'impôt ni d'emprunter des sommes qui lui permettrait d'augmenter certains investissements.

Ford, Beveridge et Keynes, les 3 grandes régulations qui ont permis les 30 glorieuses (la plus longue période de prospérité partagée que nous ayons connue) semblent avoir été oubliés. On a même peur de faire ringard quand on parle de cette époque ! Mais n'est-ce pas plus ringard encore de vouloir détruire le peu qu'il reste de ces régulations pour revenir à des marchés non-régulés comme ils existaient avant 1914 ?

Soyons clair : parler de Ford, de Beveridge et de Keynes, ce n'est pas sombrer dans une subite nostalgie. En 30 ans, le monde a changé et il serait ridicule de vouloir reprendre à l'identique les outils des années 50. Mais n'est-il pas urgent de construire au niveau européen des régulations qui s'inspirent de ce qui a, autrefois, donné de bons résultats au niveau national ? Au lieu d'accepter que l'Europe devienne progressivement synonyme de dumping et de moins disant social, n'est-ce pas au niveau européen qu'il faut construire du neuf ?

Par ailleurs, la crise financière que nous connaissons actuellement va créer (et crée déjà) des milliers de licenciements et donc va aggraver la crise social. La politique libérale démontre par les faits qu'elle est inopérante pour garantir un développement harmonieux de nos sociétés et du monde en général. Il est plus que temps de combattre l'idéologie libérale et d'inventer une autre vision de la société humaines mettant l'humanisme, la garantie des libertés indiviudelles et la solidarité au centre de notre projet. Sur le plan économique, prôner un meilleur partage des richesses permettra d'avoir des citoyens en situation de consommer et protégera nos industries, nos services, notre secteur primaire contre les fluctuations énormes de la demande extérieure extra-européenne.

1
) Cf l'article Le salariat de Denis Clerc dans l'Encyclopédia Universalis.

2) 50% des emplois créés en Europe en 2000 sont des emplois précaires selon une étude de l'Institut de Dublin Source : La Tribune 9 janvier 2001.
Entre 1980 et 2006, les emplois partiels en France sont passés de 6% des emplois à 18% pendant que dans le même temps, les emplois "atypiques" (interim, intermittence, etc.) passaient de 17% à 31%. Aujourd'hui 40% des femmes ne travaillent pas à temps complet et elles ne sont pas toutes volontaires, loin s'en faut ! 
Sources : revue Conjonctures Mars 2007, INSEE, DADS

Par NouvelleGauche93
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Jeudi 18 septembre 2008

    Chers amis, Chers Camarades,

 

Selon un récent sondage, 67 % des Français pensent que le PS n'a pas de projet pour la France. De plus, l’opposition à Sarkozy est à leurs yeux mieux symbolisée par Besancenot ou Bayrou.

 

Au niveau local, nous progressons grâce au travail de nos militants et de nos élus locaux.

 

En revanche, au niveau national, nous accumulons les défaites collectives : nous payons notre incapacité à débattre et à innover ainsi que notre renoncement à mener un travail de fond.

 

Depuis quelques années, notre projet est illisible pour les français. Sans sursaut démocratique au sein de notre parti, ce n’est certainement pas les prémices de ce congrès qui vont changer cette réalité.


D’après l’ONU, « Le monde danse au bord du gouffre », on voit même ces derniers mois qu’il n’est pas impossible qu’on ait fait le pas de trop. Il y a Urgence sociale, écologique et systémique. En particulier, la gravité de la crise sociale se traduit dans le déséquilibre qui se creuse entre ce qui va aux salaires et ce qui va aux bénéfices dans la richesse du pays.


D’après l’OFCE, en 25 ans, la part des salaires dans le PIB a reculé de 11 points. Cette année, c’est donc quelques 200 milliards d’euros qui vont aller aux bénéfices alors qu’ils seraient allés aux salariés si on avait gardé l’équilibre qui existait au début des années 80. Cela représente près de 8000 € par actif et par an !


Cette évolution est identique dans tous les pays occidentaux depuis les années 80. Ce qui montre que Sarkozy ment quand il dit que les problèmes de pouvoir d’achat viennent des 35 heures.


Ce qu’on observe aujourd’hui, c’est l’effet du chômage, de la précarité et d’une dérégulation internationale intolérable. Quand il y a plus de 3 millions de chômeurs et des millions de précaires, personne ne peut aller voir son patron pour exiger une augmentation !

 

Certaines contributions comptent encore sur le retour de la croissance pour vaincre le chômage. Quand on voit la chute de la croissance en France sur les 40 dernières années, on ne peut plus croire que la croissance va revenir et va régler tous les problèmes. « Améliorer la recherche et la formation pour relancer la croissance», comme le proposent certains ne suffira pas pour sortir de la crise !


Il est urgent d’inventer un nouveau contrat social pour lutter contre le chômage et faire remonter les salaires et les retraites.


Nous faisons 20 propositions concrètes pour prendre le problème dans sa globalité :


Pour réguler la finance internationale, nous proposons d’organiser un nouveau Bretton Woods où seront mises au point les nouvelles règles du jeu du fonctionnement économique mondial.

 

Pour empêcher le dumping social de la Chine, nous proposons de négocier au niveau européen des montants compensatoires sociaux et écologiques avec elle.

 

Pour empêcher le dumping social de la Pologne ou de l’Estonie, nous proposons un Traité de convergence sociale sur la base de celui que nous avons défendu avec le soutien de 400 personnalités issues de 9 pays de l’Union et qu’il faut relancer.


Pour donner un budget propre à l’Europe et lutter contre le dumping fiscal entre états membres, nous proposons un impôt européen de 15%  sur les bénéfices… Ce dernier redonnerait à chaque pays de l’U.E une marge de manœuvre budgétaire (18 Milliards d’€ par an pour la France).

 

Sur le temps de travail, la droite et le Medef mentent et ont une vraie stratégie car leur but est de faire baisser le coût du travail. Ils cognent sur les 35 h car ils ont compris les risques du partage du travail.

 

Pour nous, la gauche doit plus que jamais parler du temps de travail car la durée hebdomadaire réelle du travail en France est de 36,2 heures par semaine (contre 33,7 aux USA et 31,9 au Royaume unis).

 

Il faut donc reparler du temps de travail car le marché ne doit pas décider seul de qui peut travailler !

 

Nous proposons donc la semaine des 4 jours à la carte qui permettra de créer environ 1,6 millions d’emploi à temps plein selon l’INSEE.


Il y a également une autre urgence pour nous socialistes : changer le fonctionnement de notre parti.

 

Nous devons changer nos pratiques pour avoir les moyens de construire un projet pour la France et pour l’Europe. Nous proposons :

 

- la mise en place d’un calendrier de travail crédible synonyme d’un projet socialiste vivant.

- l’instauration du mandat unique sans attendre des mesures législatives.

- la limitation du poids des élus dans toutes les instances pour redonner une place aux militants

- l’utilisation d’Internet comme un outil de structuration du débat.


Nos victoires ou nos défaites dépendront des réponses que nous serons capables d’apporter à notre fonctionnement interne qui est le garant du processus d’élaboration du projet socialiste.


La gauche doit redonner du sens au concept de « politique de civilisation » vidé de son sens par Nicolas Sarkozy… A Urgence Sociale, nous voulons remettre l’homme au cœur de la construction sociale et restaurer les valeurs humanistes qui fondent la gauche.

 

Militants, militantes, posez-vous la question pour le vote qui s’annonce :

 

Votez pour une motion « majoritaire » permettra-t-il de sortir le parti socialiste de l’ornière et de le remettre en mouvement ?

 

La réponse est clairement : NON !


Il est urgent de lancer un pavé dans la mare et d’initier le sursaut dont nous avons besoin. Vouloir mettre le parti en mouvement, c’est votez pour une motion qui s’engage à jouer le rassemblement lors du congrès tout en pesant de manière décisive pour que le parti se remette vraiment au travail pour construire notre projet pour les européennes et pour 2012. Sans attendre, nous voulons qu’on nous confie l’organisation d’un nouveau Bretton Woods et d’un cycle d’ateliers autour de la relance d’un traité social européen. Urgence social et ses représentants seront les garants que le parti investira dans son projet et dans les moyens d’un fonctionnement interne rénové.  Votez utile, votez Urgence Sociale !

 

 

Par NouvelleGauche93
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Mardi 16 septembre 2008

Le dépôt des motions sur lesquelles les militants s’exprimeront lors du congrès de Reims est prévu pour le 23 septembre.

Depuis juillet, on a entendu certains militants, certains dirigeants nous dirent en aparté, « oui Pierre Larrouturou apporte des éléments… mais… l’important n’est pas là et puis c’est trop compliqué à expliquer aux militants, aux français».

Nouvelle Gauche au cours de ces dernières semaines a mis en avant non pas l’intégralité de son texte mais trois points majeurs : Le problème de la redistribution des richesses, L’Europe dans la perspective des élections européenne de 2009 et la démocratie interne.

Sur les deux premiers points, Nouvelle Gauche propose de réunir durant 3 semaines l’ensemble des partis sociaux démocrates et de se mettre d’accord sur une plateforme programmatique pour la prochaine législature qui va au-delà du seul manifeste, pour le présenter aux citoyens européens. Impensable…

Rappelons-nous la situation entre l'Allemagne et la France quand R. Schuman et Jean Monnet ont lancé la construction européenne sur la base d'un triple objectif : réconciliation, solidarité, paix. C'était quand même autrement plus dur qu'aujourd'hui et ils ont réussi.

Nous avons a peu près la paix en Europe même si la situation des Balkans n'est pas encore complétement stabilisée. Il nous faut relancer cette construction européenne autour des thèmes de la paix avec l'extérieur de l'europe (se démarquer d'un atlantisme béat, avoir une veritable politique extérieure européenne, développer une politique de défense européenne,...) et de la solidarité (régulation du système financier international qui a provoqué le chômage et la précarité dans tous les pays européens ainsi que l'augmentation des disparités entre les plus riches et les plus pauvres dans nos sociétés, codéveloppement).

En 2003, nous avions lancé Le traité social européen et à l’époque il avait été signé par Geremek, Delors, Crespo, Gutteres, Bové… Il est indispensable de relancer cette initiative d'autant que de nombreux signes montrent que nos partenaires européens ont le sentiment qu'il faut relancer l'Europe si on ne veut pas la voir mourrir.

Les élections européennes à venir vont constituer un enjeu important, elles seront également un test sur la crédibilité du Parti Socialiste et à cette heure, le risque est grand d’assister à une nouvelle déconvenue. Les Verts semblent se mettre en ordre de marche en dépassant leurs querelles byzantines, le MoDem parvient à attirer des « figures antisarkozistes».

Dans ce contexte, les alliances éléphantesques faites et défaites en quelques heures risquent de laisser l’électeur de gauche circonspect. Et, il n’est pas certain que la reconduction d’un « hollandisme » sans François Hollande redonne un quelconque espoir sur la capacité du PS à sortir de son immobilisme. Et il n’est pas non plus évident que l’attelage improbable porté par Martine Aubry puisse engager une dynamique d’ouverture vis-à-vis de la « vraie vie » et des citoyens.

Oui le PS paie,  et ses militants aussi- le crachin de La Rochelle ainsi que son manque de travail collectif depuis de trop nombreuses années. On aurait pu croire que 2002 serait un déclic. Force est de constater que non !

Incontestablement, une partie des journalistes porte la responsabilité des images sans fond et le rapport par le menu des petites phrases assassines, la majorité de nos leaders ont aidé à alimenter celles-ci, à défaut d’alimenter le débat
dans les ateliers.

A travers sa contribution Urgence Sociale, Nouvelle Gauche a fourni des outils, des analyses, des propositions économiques. Sans prétendre détenir une quelconque vérité, il y avait pourtant matière à étayer une réflexion commune, à débattre au-delà de savoir qui va avec qui et pour combien de temps.

De même, nous portons quelques idées, quelques problématiques en matière de rénovation de pratiques militantes… Ont-elles été discutées au-delà du seul « tout le monde est d’accord ». Tout le monde est d’accord mais sur quoi ? La question même d'une méthodologie de discussion vraiment ouverte aux militants est ouverte. 

Quel sens, quelle direction donner au vide dans ce domaine où on continue de se contenter de vagues constats ou de reprendre des propositions faites lors de congrès antérieurs, sans jamais se fixer des objectifs, des échéances.

Voilà les quelques raisons qui ont poussé
Nouvelle Gauche à déposer devant les militants une motion « Urgence Social, imposons le sursaut » pour qu’enfin ce parti se remette au travail durablement et dans la sérénité.

L’enjeu n’est pas de savoir qui sera le 1er Secrétaire ou le prochain présidentiable avant le suivant mais bien de bâtir un projet de société, cohérent capable de répondre à la complexité de notre époque en proie à l’incertitude sauf pour quelques uns.

Nous voulons peser dans la construction du projet à venir du PS et continuer le travail que nous avons entrepris sur un certain nombre de sujets majeurs. Nous avons un savoir faire et un réseau militant actif. Nous sommes prêt à le mobiliser pour rénover notre parti autour d'une dynamique majoritaire mais nous ne voulons pas que notre travail soit perdu après la synthèse du congrès. C'est pourquoi nous demanderons des engagements nous permettant de travailler dans le PS demain sans être bloqués par l'appareil comme c'est actuellement le cas. Avec des moyens nouveaux que peut mettre à dispositions le parti, nous pourrons travailler avec toutes les bonnes volontés sur d'autres sujets primordiaux.
Ce que nous proposons c'est une stratégie et une méthode de travail.

Nous sommes à même de mettre en oeuvre un calendrier sérré pour lancer un nouveau Bretton Woods et le lancement d'un nouveau traité social européen. Il faut qu'un accord clair soit obtenus sur ces points.

Par NouvelleGauche93
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Mardi 16 septembre 2008

«En 5 ans, nous pouvons diviser par deux le chômage : il faut tout miser sur la croissance et puis nous allons être bien aidés par les départs en retraite, très nombreux.» Cet ancien Premier Ministre qui s'exprimait récemment sur France Inter, résume bien ce que pensent la plupart de nos dirigeants.

Tous, ils comptent sur des départs en retraite massifs pour faire reculer le chômage : «tous ceux qui sont nés en 1946 ou 47, juste après la guerre, vont partir en retraite. Cela va libérer un très grand nombre de postes. Le chômage va fortement baisser» expliquent-ils à ceux qu'ils rencontrent.

Le raisonnement a le mérite de la simplicité. Il a déjà été entendu vingt fois sur toutes les ondes et il a le grand mérite de justifier l'absence d'idées neuves : si le chômage disparaît « mécaniquement » dans les prochaines années, pourquoi se creuser la tête pour inventer un nouveau contrat social ?

Mais ce raisonnement est-il vraiment pertinent ? Sommes-nous sûrs que des départs en retraite massifs vont bientôt nous ramener vers le plein emploi ? Non. Hélas, les choses sont plus compliquées car la réforme des retraites va chambouler ce beau raisonnement.

Nul n'a remis en cause la réforme Balladur. Adoptée par décret en 1993, elle va commencer à s'appliquer dès cette année et amènera à une forte diminution du niveau de vie des retraités... De même, nul ne songe réellement à remettre en cause la réforme Fillon.

La réforme Fillon comportait 2 volets très différents :

  • 1. Le premier volet, le plus populaire, a permis aux personnes ayant commencé à travailler à 14 ans de partir avant l'âge de 60 ans. C'était une mesure de justice sociale et de bon sens. Quelques 350.000 personnes ont bénéficié de ces départs anticipés. Ajoutés à l'augmentation de 200.000 du nombre des RMIstes, ces 350.000 départs anticipés en retraite expliquent largement l'embellie actuelle des chiffres officiels du chômage.
  • 2. Hélas, à partir de cette année 2008, c'est l'autre volet de la réforme Fillon qui commence à avoir un impact visible sur la population active : pour bénéficier d'une retraite « à taux plein » (le taux Balladur?), les salariés du public comme du privé doivent progressivement allonger leur durée de cotisation jusqu'à 42,5 années de cotisation.

Ce deuxième volet de la réforme Fillon va progressivement provoquer une augmentation de la population active.

En effet, comme l'explique l'Insee dans une étude publiée en juillet 2006, si tous doivent travailler 2,5 ans de plus avant de partir en retraites, non seulement la population active ne va pas « s'effondrer » comme certains le croient encore mais elle va augmenter assez fortement jusqu'en 2020 puis, plus doucement jusqu'en 2050.

L'effet de la réforme des retraites commence à se faire sentir dans de multiples secteurs, y compris l'Education nationale : il y a 4 ans, on disait aux bacheliers que l'Education nationale allait procéder à des recrutements massifs pour pallier les départs en retraite très massifs. Et beaucoup ont choisi de faire des études orientées vers le Capes. Au printemps 2006, ceux qui passaient ce concours avaient le moral à zéro : le nombre de postes ouverts au concours a été très massivement réduit (jusqu'à -50% dans certaines disciplines) car les départs en retraite sont moins nombreux que prévus : les professeurs décalent leurs départs car s'il leur manque une année de cotisation, leur pension va fortement baisser.

Ils savent que leur retraite ne sera pas énorme et beaucoup ont encore à la maison un enfant qui, à 25 ou 26 ans, n'arrive pas à trouver un emploi stable. Du coup, il vaut mieux « assurer financièrement » : on prolonge sa carrière et on fait des heures supplémentaires. Tant pis pour les jeunes qui passent les concours?

Dans l'état actuel du marché du travail, demander aux salariés de travailler 2,5 ans de plus, c'est faire 1.000.000 chômeurs en plus ! Si l'on repousse le départ en retraite de deux ans, en effet, deux générations, deux « cohortes » comme dit l'Insee, vont rester sur le marché du travail. Non seulement la population active ne va pas baisser mais elle va augmenter dans ces proportions. Ce ne serait pas très bon pour les chiffres du chômage et cela n'aurait qu'un effet virtuel sur le financement des retraites si ces 1.000.000 bientôt retraités ne cotisent pas parce qu'ils sont au chômage? On va remplacer des retraités mal pensionnés par des chômeurs mal indemnisés. Quel progrès !

Aujourd'hui, quand les salariés soldent leur retraite (à 61 ans en moyenne), ils sont au chômage depuis 3 ans (en moyenne). Rendre obligatoire 2,5 années de cotisation supplémentaire sans avoir radicalement fait reculer le chômage ne sert à rien.Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. On ne pourra pas sauver les retraites si on ne sort pas du chômage !

Jean Paul Fitoussi, Président de l'OFCE, l'expliquait clairement dans Le Monde du 6 mars 2001: « s'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela reviendrait à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage ! »

LE VRAI PROBLEME, C'EST LE CHOMAGE.

Fitoussi a raison : le vrai problème, c'est le chômage ! Quelque soit le dossier auquel on s'attaque (les retraites mais aussi l'éducation, l'intégration, le logement?), le chômage apparaît comme le principal « facteur bloquant ». La crise que nous traversons est complexe et multiforme mais le chômage est au coeur de la crise. Nous ne pouvons pas nous résigner. Nous ne devons pas attendre notre salut d'un très hypothétique recul démographique. Nous ne devons pas baisser les bras. Casser le chômage doit rester notre priorité absolue.

Par NouvelleGauche93
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Lundi 15 septembre 2008

Le traité de Maastricht comportait cinq critères (déficit inférieur à 3 %; dette inférieure à 60 %...). De même, nous proposons cinq objectifs pour l'Europe sociale :

 un emploi pour tous : un taux de chômage inférieur à 5 % ;
 une société solidaire : un taux de pauvreté inférieur à 5 % ;
 un toit pour chacun : un taux de mal-logés inférieur à 3 % ;
 l'égalité des chances : un taux d'illettrisme à l'âge de 10 ans inférieur à 3 % ;
 une réelle solidarité avec le Sud : une aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB.
Des sanctions doivent être prévues pour les Etats qui ne respecteraient pas ces critères sociaux en 2015. A nous d'aller voir comment nos voisins danois sont parvenus à faire tomber l'illettrisme à 3 %. A nous d'aller voir en Hollande comment ont été réglés les problèmes de logement ou comment la Suède a fait reculer la pauvreté.

Le traité doit comporter également des garanties fortes en matière de financement des systèmes de sécurité sociale et des services publics. Le traité doit donner un objectif de croissance à la Banque Centrale (comme c’est le cas aux Etats-Unis). Il doit mettre fin au moins-disant que provoque la règle d'unanimité en matière fiscale et permettre le financement du budget européen par un impôt européen.
Par NouvelleGauche93
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Lundi 15 septembre 2008

Après le haut niveau de « PIB par tête », les Etats-unis sont souvent pris comme modèle parce que « les prélèvements y sont plus faibles. L'état y est plus efficace. » En est-on bien sûr ? Une étude de l'OCDE sur le taux de prélèvement net permet d'y voir plus clair. Elle mesure, dans chaque pays, le volume de l'impôt et des cotisations sociales versées mais elle retire les prestations sociales reçues par les personnes (étude OCDE publiée dans La Tribune du 21 février 2003).

    Taux de prélèvement net
Allemagne   18.6%
France   14.2%
Etats-Unis   11.4%
Espagne   10.4%

Ces chiffres permettent de relativiser un peu la « pression fiscale » que nous subissons. La pression n'est en réalité que de 14% du PIB en France. Ces 14% nous permettent d'avoir des écoles, des hôpitaux, des policiers, des routes bien entretenues... Payer 14% pour tout cela n'est sans doute pas excessif. Le taux de prélèvement n'est que légèrement supérieur en France à celui existant aux Etats-Unis : 14,2 au lieu de 11,4 soit 2,8% de différence... Cela n'est pas nul mais cela ne justifie sans doute pas tous les discours des libéraux sur, d'un côté, le pays des libertés et de l'efficacité et, de l'autre côté, l'Etat obèse... Et encore, faut-il comparer ce qui est comparable. Nos 14% servent par exemple à financer le système de santé. Il serait juste, pour évaluer l'efficacité des systèmes, de tenir compte aussi des dépenses qui restent à la charge du citoyen pour un service comparable.

Selon l'OCDE, les dépenses de santé représentent presque 15% du PIB américain (dont 7,1% payés par le malade) contre 9,4% du PIB en France (dont seulement 2,1% pris en charge par le malade). Pour bénéficier d'un système de santé classé dans les meilleurs du monde, un Français n'est de sa poche que pour 2,1 % du PIB. Un Américain y consacre 7,1% du PIB pour un système classé en 37ème position par l'OMS... Ainsi complété des dépenses de santé, le taux de « prélèvement » atteint donc 16,3% en France et 18,5% aux Etats-Unis !

Ne le dîtes pas à Nicolas Sarkozy, mais le système américain est sans doute moins efficace que le système français. Et encore, faudrait-il compléter l'analyse avec les dépenses d'éducation car l'université est très chère aux Etats-Unis.

Notre objectif n'est pas de dire que tout est parfait en Europe et que certains Services publics ne doivent pas évoluer. Loin de là ! Mais les louanges excessives du système américain et les critiques mensongères des services publics français bloquent les réformes au lieu de les faciliter.

Par NouvelleGauche93
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Jeudi 11 septembre 2008
Présentations éffectuées :

Date Lieu
09/09 section PS de Montreuil
10/09 section PS du Raincy
11/09 section PS de Gagny 
12/09 section PS de Rosny-sous-Bois
15/09 section PS de Neuilly/Marne
16/09 section PS de Romainville
17/09 Fédération du Parti Socialiste de Seine Saint Denis
17/09 section PS de Drancy
18/09 section PS de Saint-Denis
19/09 section PS de Neuilly-Plaisance
19/09 section PS de Clichy/Bois, 16 allée Emile Cossonneau
20/09 section PS de Bondy, Hotel de Ville
22/09 section PS de Livry-Gargan
22/09 section PS de Bobigny, 84, rue Pierre Sémard

Par NouvelleGauche93
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