Lundi 1 septembre 2008
A droite comme encore majoritairement à gauche, la recherche d'une reprise de la croissance est préconisée comme la mesure essentielle pour faire reculer le chômage. Cet argument développé par les économistes depuis plusieurs décennies est-il vraiment credible ?

Ci-dessous est présentée l'évolution de la croissance moyenne par décade depuis près de 50 ans :


Avec la crise actuelle, on voit les économies en berne, et même une décroissance qui s'amorce -recul du PIB en France (-0.3%) et en Allemagne (-0.6%)  au dernier trimestre-. Devons-nous attendre une catastrophe avant de s'attaquer au chômage avec des approches novatrices ? Nous faisons face à une crise majeure de l'emploi qui joue en défaveur des salaires du fait d'une montée en flêche de notre productivité qui a été multipliée par 5 depuis les années 1960 alors qu'elle avait seulement doublé entre 1820 et 1960. Il faut aujourd'hui beaucoup moins de travailleurs pour produire beaucoup plus. Entre 1974 et 2005, la production a pratiquement doublé alors que le nombre de travailleurs diminuait de 10%  et que la population active s'accroissait de 23 % :


Dans une telle situation, faut-il renoncer à partager le travail ? Selon plusieurs experts, le passage à la semaine de 4 jours permettrait de créer presque 2 millions à temps plein (à rapprocher des 200 000 emplois précaires - moins de 20h semaine en moyenne - créés par les mesures Borloo récemment).
Par NouvelleGauche93
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Samedi 23 août 2008

En 25 ans, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 points. Alors que les salaires et les cotisations représentaient 78 % de la richesse nationale au début des années 1980, ils ont baissé jusqu’à n’atteindre plus que 67 %. (source : Eric Heyer, OFCE, in L’État de la France, La Découverte, juin 2007)

11 points de chute

sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, cette année, quelque 200 milliards d’euros qui vont aller au capital alors qu’ils iraient aux salariés si le marché du travail retrouvait l’équilibre de 1982

200 milliards d’euros de perte pour les salaires sur une seule année ! Il ne faut pas s’étonnerque les bénéfices explosent. 200 milliards d’euros, voilà qui pourrait améliorer nettement la situation d’un grand nombre de familles !

200 milliards d’euros, cela permettrait également de soutenir notre consommation intérieure, ce qui en ces temps chaotiques au niveau international (la crise financière déclenchée par les subprimes n'en est qu'à ses prémices d'après de nombreux analystes économiques) assurerait des débouchés aux entreprises françaises et européennes et garantirait donc nos emplois.   

200 milliards de perdus… pour les salariés. 
Est-ce vraiment à cause du "carcan des 35 heures" que des millions de Français ont du mal à boucler leurs fins de mois ? Le diagnostic de Nicolas Sarkozy et du Medef est-il le bon ?

Par NouvelleGauche93
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Mercredi 16 juillet 2008

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

La mise en place de ce fichier se fait de plus dans un contexte de réorganisation profonde des services de renseignement. En effet, le décret n° 2008-609 du 27 juin 2008 (JO du 28 juin) crée en effet une nouvelle Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), qui remplace la DST et les RG. Le 13 septembre 2007, Michèle Alliot-Marie avait annoncé la naissance de la DCRI dans ses futurs locaux ultra-sécurisés de Levallois-Perret, qui abritaient déjà la DST et une partie des RG. La DCRI se veut, selon la ministre, un « FBI à la française ». Forte de 4 000 fonctionnaires, dont 3 000 policiers "actifs" (175 commissaires répartis dans les départements), la DCRI a quatre missions principales :
   - la lutte contre l'espionnage et les ingérences étrangères ;
   - la lutte contre le terrorisme ;
   - la protection du patrimoine et la sécurité économique ;
   - la surveillance des mouvements subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces.

S’agissant des autres missions des ex-RG (comptage des manifestants, violences urbaines, conflits sociaux, ...), une sous-direction de l'information générale (SDIG) de 1 000 policiers est créée à la direction centrale de la sécurité publique (DCSP). Cette administration est chargée de la recherche, la centralisation et l'analyse des renseignements destinés à informer le Gouvernement et le représentant de l'État dans les domaines institutionnel, économique et social, ainsi qu'en matière de phénomènes urbains violents et dans tous les domaines susceptibles d'intéresser l'ordre public. Les 4 000 policiers des RG et les 2 000 de la DST ont été répartis dans ces deux structures.

Il est très important de nous mobiliser pour faire échec à cette politique inique. Une pétition a été lancée par un collectif d'associations et d'organisations syndicales. Si vous voulez défendre la démocratie, signez la pétition 

Par NouvelleGauche93
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Mardi 15 juillet 2008

Le bouclier fiscal est une mesure instituée en France par la loi de finances pour 2006, qui pose comme principe qu'un contribuable ne peut avoir à acquitter plus de 60 % de ses revenus en impôts. L’article 1 du code général des impôts disait donc : « Les impôts directs payés par un contribuable ne peuvent être supérieurs à 60 % de ses revenus ». Ce pourcentage n'incluait pas les cotisations sociales, ce qui mettait le seuil effectif du bouclier fiscal à 71%.

Nicolas Sarkozy avait annoncé lors de la campagne présidentielle de 2007 qu'il voulait « un bouclier fiscal à 50% y compris la CSG et la CRDS». La Loi TEPA du 1er août 2007 a ainsi abaissé le seuil à 50 % du revenu déclaré et intègre les contributions sociales au titre des impôts servant de référence au calcul du bouclier.

Mis en place par la loi de Finances 2006, le bouclier fiscal abaisse les impôts des contribuables de 60% à 50% de leurs revenus depuis le 1er janvier 2008. Le dispositif prend en compte l'ensemble des prélèvements fiscaux: la CSG, la CRDS, l'impôt sur le revenu, l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), les taxes foncières et la taxe d'habitation sur la résidence principale. L'administration fiscale rembourse la différence aux contribuables si les impôts payés dépassent le seuil de 50% des revenus.

Par ailleurs, il est important de remarquer que cette déducion fiscale est calculée sur la totalité des revenus (et non pas sur les seuls revenus du travail), ce qui en fait une mesure essentiellement en faveur des rentiers.

Au premier trimestre 2008, 1.291 foyers ont bénéficié d'un montant moyen restitué de 47.060 € au titre du nouveau «bouclier fiscal».

On se souvient qu'en 2007, à l'occasion du premier bilan chiffré d'un «bouclier fiscal» qui plafonnait alors les prélèvements fiscaux à 60% des revenus, on découvrait que le montant moyen des remboursements consentis auprès de quelque 14.500 contribuables fut de 16.100 € pour un coût budgétaire total de 241 millions d’euros, bénéficiant quantitativement à une majorité (74%) de non assujettis à l'ISF mais, qualitativement, à une minorité de très riches puisque 91% des sommes ont été restituées à des patrimoines supérieurs à 3,7 millions d’euros.

On sait aussi qu'en 2007 — année faste —, 73 milliards d’euros ont aussi échappé aux recettes de l'Etat par le biais des 486 «niches fiscales» actuellement existantes, et que Christine Lagarde n'ose surtout pas réformer alors qu'on nous dit partout que «les caisses sont vides !» Parmi les contribuables exonérés de l'impôt ou ayant obtenu une restitution du fisc grâce à ce système inique, on comptait notamment 150 millionnaires.

Depuis le 1er janvier 2008, le plafond de cette nouvelle «niche» qu'est le «bouclier fiscal» a été abaissé à 50% des revenus perçus en 2007 dans le cadre de la loi Tepa votée en juillet dernier, aussi appelée «paquet fiscal». D'abord, on s'aperçoit que le montant moyen des remboursements accordés a quasiment triplé, passant de 16.150 à 47.060 €.

Au premier trimestre 2007, seuls 825 foyers avaient profité de la niche fiscale alors que le nombre de bénéficiaires potentiels était estimé à plus de 93.000 sur l’ensemble de l’année. 15.000 foyers ont finalement reçu un remboursement au titre de l'année 2007 pour un montant moyen de 16100 euros. Sur les trois premiers mois de l’année 2008, le montant moyen récupéré par les foyers est beaucoup plus important. Ce qui confirmerait que ce sont les plus grosses fortunes qui demandent à bénéficier de la mesure en premiers.

Par NouvelleGauche93
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Mardi 15 juillet 2008
La contribution "Urgence Sociale" déposée par Pierre Laroutourou dans le cadre du congrès 2008 du PS est accessible ici : Télécharger la contribution 

Si vous êtes militant socialiste et que vous êtes d'accord avec cette dernière, soutenez là : Signez la contribution
Si vous n'êtes pas militant socialiste : Signez la pétition pour que les socialistes se mettent au travail
Par NouvelleGauche93
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